Chapitre II : Installation

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Chapitre II : Installation Journal de Mademoiselle Smith Me voilà chargée d'âme au pied levé. Les voies du Seigneur sont impénétrables... Je soupçonne Célia d'être une demoiselle dissimulée, mal dans sa peau. Peut-être que je me trompe. Elle ne parle pas beaucoup. Il va falloir faire avec. Elle me fait l'impression d'un oiseau tombé du nid mais je suppose qu'elle n'a pas entrepris un voyage si long sans avoir de réserve, de « tempérament » comme on dit en français. Mais elle est si jeune ! Comment pourrait-elle avoir de telles ressources ? Elle est changeante. Donc intéressante. Douce et fragile, mais forte. Une femme caractérielle ou une femme de caractère. Il faut voir. Parfois, son expression me fait froid dans le dos. Il faut sûrement que je l'apprivoise, que je cherche à lui plaire. J'espère que nous deviendrons amies. Ce sera plus facile pour la surveiller, la protéger et l'étudier. Sur le bateau, elle a eu une sorte de crise, de passage à vide. Elle a arraché le collier d'une dame, a trépigné, a pleuré. Heureusement, elle a fini par m'obéir. Il va lui falloir de la fermeté. De la douceur et de la fermeté. Je me demande si elle n'est pas hystérique. Elle était hors d'elle. Il faut que je me penche sur ce cas, qui me semble très intéressant... En tous les cas, j'en mets ma main à couper : il ne s'agit pas d'une simple dépression. Je pense vraiment qu'elle est psychotique. Lorsqu'elle a arraché le collier, elle avait perdu le sens du réel, c'est certain. Miss Worth est installée dans la chambre côté ouest d'une villa provençale cachée sous les pins parasol avec vue sur mer. Lorsqu'elle ouvre sa fenêtre, son regard plonge sur un jardin étonnant de variétés et de formes. Je pense que cela la distraira. Je la vois de ma chambre, qui se situe légèrement au-dessus. Elle ne se lasse pas de regarder la grande bleue entre les branches consternantes d'un néflier rebelle et casse-pied. Évidemment il a fallu expliquer ma présence à ses côtés. Pas questions de parler de tentative de suicide, ni de quoi que ce soit de grave d'ailleurs. Célia a vaguement parlé d'un traitement thérapeutique pour maladie de langueur nécessitant une infirmière. Bref, pas de quoi fouetter un chat. En attendant, je m'installe dans une petite chambre couleur ocre, qui n'a pas été occupée depuis un moment. Le couvre-lit jaune safran, trop chaud pour la saison, ressemble à un champ de tournesol. Un petit secrétaire en bois de rose fera bien mon affaire. Mes vêtements ont tôt fait de prendre place dans la vaste armoire blanchie, parfumée de petits sacs de lavande. J'ai mis les carnets dans la table de nuit, fermée à clef. Je sens que je vais me plaire ici. Célia me paraît être une jeune femme sensible sous ses airs de diane chasseresse. Des piqûres, une surveillance discrète. Devenir amies serait le mieux. Mais elle n'est pas vraiment expansive ni loquace. Je doute de ses confidences… Je ferai mieux de me lier avec sa tante qui me semble être une femme charmante, la cinquantaine pimpante, dynamique, bavarde, maternelle. Elle a des cheveux auburn magnifiques. De taille moyenne, elle domine son mari qui me fait l'effet d'un homme timide, effacé, introverti. Un drôle de couple, pas assorti du tout. Ils m'ont accueillie avec beaucoup de gentillesse et de compréhension. De son côté, un étage en-dessous, Célia prend la mesure de sa cage dorée. Une vraie prison, se dit-elle en maugréant. Elle jauge la hauteur de la fenêtre, la distance du néflier et sourit. Elle prendra la poudre d'escampette quand elle le voudra et le plus tôt sera le mieux. La hauteur ne lui fait pas peur. Sa tante lui est apparue comme une femme sympathique, gracieuse et pleine de bonne volonté à l'égard de sa nièce en convalescence. Son mari, plus effacé, semble un peu mou et inexistant. Tant mieux. Ce sera plus facile entre femmes. Les hommes, elle s'en méfie. Elle a été élevée par une mère lointaine et indifférente ; quant à son père...c'est son père, un point c'est tout. Jusqu'à l'âge de douze ans elle a vécu dans un environnement familial déstructuré. Puis jusqu'à sa majorité chez des cousins, dans une famille dont le père était autoritaire et v*****t. Célia a reçu des coups plus souvent qu'à son tour. Les études ont été une sorte de libération, même s'il fallait les financer elle-même avec des petits boulots. Elle a réussi à décrocher son diplôme, à sa plus grande fierté et a intégré une grande entreprise de biologie cosmétique. Il fallait toujours travailler plus. Jusqu'au grand trou noir. Elle ne se souvient de rien sinon d'une grande fatigue. Elle s'est réveillée à l'hôpital, un matin, et personne n'est venu la voir. Elle s'est enfuie et a décidé de repartir à zéro. Elle a contacté sa tante à Hyères, pris un billet de bateau. Célia aime les défis. Un nouveau continent, une nouvelle langue, une nouvelle façon de vivre, quoi de plus excitant...Et puis le trou noir était revenu, à bord. Ce n'était qu'une question de temps. Elle guérirait, elle en était sûre. Il fallait qu'elle arrête de prendre ces médicaments qui l'affaiblissaient, lui vidaient la tête. Ce matin, elle les avait crachés dans le lavabo. Elle aime bien entendre cette petite voix en elle qui lui donne une force terrible, décuple ses envies, la fait rire parfois. Elle n'en a jamais parlé à personne. C'est son secret. C'est le temps des mimosas. De grosses boules jaunes, odorantes et douces comme des poussins. Il fait un temps superbe. Le jaune primaire des grains se mêle au bleu profond du ciel et éblouit la jeune fille. Elle se sent mieux, a l'esprit plus clair depuis qu'elle ne prend plus son traitement. À part l'affreuse piqûre du soir, bien sûr. La grande forme revient peu à peu mais elle fait semblant d'être alanguie. Elle bavarde avec sa tante, couchée sur une chaise longue, se livrant le moins possible. Curieuse, elle aime écouter la vie des autres. La sienne ne présente aucun intérêt. Mademoiselle Smith se révèle être ce qu'elle paraît:une femme dévouée, méthodique, ordonnée, d'une intelligence moyenne et très déterminée. Curieusement, son « hobby » est le point de croix. Elle s'applique, avec ses grosses mains, à former des lisières de fleurs légères sur des torchons de toile blanche. Une femme minutieuse, pas très jolie. Son seul défaut consiste en un verre de rhum qu'elle prend chaque soir, à une heure précise. Elle est très croyante, fervente même, et se rend à l'église anglicane tous les dimanches. Le soliloque d'Eva est édifiant. Elle perd beaucoup de sa réserve et une fois lancée sur le thème de l'éducation, elle parle d'une voix égale, disserte sur son sujet favori, ses filles. ⸺ J'ai voué ma vie entière à la seule tâche d'élever mes deux filles . Célia l'observe tranquillement, détaille son visage froissé. Une vie de sacrifice, des filles ingrates, la solitude de l'âge mûr...Quelle idiote ! Un vrai gâchis. Je n'aurai jamais d'enfant. Le dévouement, ce n’est pas trop mon truc je crois. Je veux me réaliser. ⸺ Vous comprenez, Célia, je n'étais pas du tout épaulée. Jean avait son travail, et moi je devais faire avec. Laura avait de gros problèmes de santé et... L'esprit de Célia vagabonde. Il faut absolument qu'elle trouve quelque chose à faire. Trouver un prétexte pour sortir, aller visiter la région. Se débarrasser de son chaperon. Ou alors l'utiliser à ses propres fins. Elle suppute ses chances d'y parvenir. Et soudain l'idée lumineuse. La photographie ! Elle sourit à Eva, hoche la tête, débordante de compassion pour sa pauvre tante qui n'en finit plus d'étaler sa rancœur. Célia, elle l'espère, sera une compagnie agréable et enrichissante et comblera sa solitude. Chacune campe sur ses positions. Mademoiselle Smith, le nez sur son point de croix, ne dit mot. Célia trace des plans sur la comète. Eva continue sa complainte et ce, jusqu'à l'heure du déjeuner. Journal de Mademoiselle Smith Célia a obtenu son appareil photo. Elle photographie gentiment le jardin sous mon œil approbateur. Elle va doucement de fleur en fleur, comme un papillon aspire le suc d'une corolle. J'admire ses gestes délicats, sa silhouette fluide, ses pas menus. Elle ne fait pas son âge. Physiquement, on lui donne à peine dix-sept ou dix-huit ans. Mais elle semble avoir une expérience de la vie, une sorte de sagesse innée. Une fleur fauchée en plein champ. Une fêlure, une souffrance intime. Que cache-t-elle sous son enveloppe gracieuse ? Bien sûr, je me renseigne auprès d'Eva. Célia est la fille de sa sœur, une femme tyrannique et souvent absente, qui s'est déchargée de l'éducation de Célia sur des gouvernantes successives qui ne faisaient jamais l'affaire. Le père, diplomate, était également très occupé, souvent en voyage. Pauvre petite, elle a bien dû souffrir de solitude. Ensuite, à douze ans, elle est partie vivre chez des cousins. Apparemment le père était v*****t. Il faut que j'obtienne de plus amples renseignements sur cette période. Elle est partie à sa majorité, et a financé elle-même ses études. Une one self woman ! Je savais bien qu'elle avait du caractère ! Pourtant quelque chose ne va pas chez Célia. Une ombre. Quelque chose de noir et d'obscur que je pressens. Serait-elle schizophrène ? Je ne vais pas tarder à le découvrir... Son objectif macro fait merveille. Elle aime augmenter la taille des choses insignifiantes, les mettre en exergue jusqu'à l'horreur. Célia s'applique à grossir les poils, les pistils, les insectes, les vers. Son film préféré, « La mouche » de Cronenberg, semble remuer en elle des choses inavouables. Elle est fascinée par les métamorphoses, la monstruosité, les manipulations génétiques ou chirurgicales. Elle se délecte des boursouflures, des plaies ouvertes, des anomalies, des déviances. Et le jardin, immense, lui offre tout cela. La liberté de faire ce que bon lui semble, de donner libre cours à ses pulsions. Elle écartèle les lézards, casse délicatement la coquille des escargots pour observer le corps mou en spirales, arrache les antennes ou les élytres des insectes qui deviennent fous. Une curiosité malsaine, insatiable. Ses clichés macro sont de plus en plus précis, terriblement obsédants. Elle les dissimule comme un trésor. Cette fascination pour le morbide et la torture me semble révélatrice d'une pathologie bien installée. Journal de Mademoiselle Smith (suite) J'ai peur que notre jeune demoiselle ne s'ennuie. Il faudrait qu'elle voie des gens de son âge, qu'elle s'amuse. Elle est parfois si triste, si maussade ! Nous jouons aux cartes mais je sens bien qu'elle se force pour me faire plaisir et que ce n'est pas suffisant. Un jour, Célia réclame un chat qu'elle obtient. Elle lui donne ses médicaments, à mon insu. Au bout de deux jours, le félin se cogne partout, bave et miaule désespérément à la grande stupéfaction d'Eva. J'ai quelques doutes que je tais. Pourtant, je m'attache de plus en plus à Célia. Comment pourrait-on ne pas l'aimer ! C'est une femme libre, passionnée. Si fragile et si secrète à la fois. Elle a ce qu'on appelle un sacré caractère. Elle sait ce qu'elle veut et ne l'envoie pas pour dire. Eva en fait les frais. Je vois bien qu'elle fait tout ce qu'elle peut pour améliorer la vie de Célia. Mais celle-ci n'en tient absolument pas compte. Elle ignore toujours ses petites attentions. Chaque matin, Eva met un bouquet de fleurs fraîches dans la chambre de la jeune fille. Elle lui concocte ses plats préférés. Célia a peu d'appétit. Les repas sont une corvée et elle s'enfuit dès le dessert pris. J'essaie de compenser ce manque d'égard et remercie chaleureusement Eva de ses soins. Celle-ci hausse les épaules et me chuchote « avec sa maladie » ...Avec moi, Célia est distante, méfiante je dirais, mais toujours souriante et polie. Elle tient compte de ce que je dis et parfois fait des efforts envers sa tante. Elle juge les gens sévèrement, je crois. Elle est excessive en tout. Elle semble ne pas avoir d'émotions, de sentiments positifs mais je suppose que c'est une apparence. Il faut creuser encore, patiemment. Voir ce qui se cache sous la surface harmonieuse de cette jeune femme mystérieuse. Et puis vient un jour où le paradis se transforme en prison, si grand soit-il. Célia tourne comme un lion en cage. Elle n'en peut plus d'être cantonnée dans ce jardin obscur et délimité. Son état semble à peu près stabilisé. Mademoiselle Smith propose une promenade sur la route de l'Almanarre. Elles empruntent la route du sel, le cordon lagunaire. Un double tombolo unique au monde qui relie la terre à la presqu'île de Giens. L'air est vif. Les vagues déroulent leur frise blanche d'un côté. De l'autre, les marais salants brillent dans le soleil de février. Agglutinés, les flamants roses sur leurs pattes fragiles sondent la vase, à la recherche de leur subsistance. Ravie, Célia prend quelques photos, les rapproche avec son objectif. Eva et Mademoiselle Smith marchent d'un bon pas sur la route défoncée par la mer. Par endroits, la forte houle a débordé, et a rejoint les marais, cassant l'asphalte, le rongeant, amenant le sable de la plage de l'autre côté. Célia court pour les rejoindre. Elle les voit arrêtées, en grande conversation avec des inconnus. Ils se retournent vers elle. Eva présente sa nièce, puis ses amis. Deux couples d'un certain âge avec un jeune homme emmitouflé dans une écharpe rouge. Il regarde Célia avec attention et admiration. La gracieuse Célia met immédiatement toutes ses possibilités en avant. Elle lisse ses cheveux, sourit, se mord les lèvres, lui parle de photos et de New York en minaudant. Intimidé, le jeune homme écoute religieusement la jeune femme, remarquant les longs cils qui battent contre une joue de porcelaine, les frisottis blonds autour des tempes, l'ourlet délicat des oreilles, les boucles d'oreilles en perle. Elle lui pose des questions directes. Il rougit et répond consciencieusement. Il s'appelle Marc Vaudreuil, il est étudiant en sociologie, en cinquième année à Aix en Provence. Il est en vacances chez ses parents, écrit laborieusement son rapport de stage. Il a vingt-trois ans. Il finit même par lui donner son numéro de portable. On se sépare civilement. Eva les a invités à dîner pour la semaine prochaine à la villa Bellevue. Célia devient muette sous l'assaut des questions d'Eva. En quoi ça la regarde ? Elle se met à courir de toutes ses forces jusqu'à la voiture. Elle n'est même pas essoufflée et elle a déchargé une partie de sa colère. Elle ne veut pas être contrôlée dans ses relations aux autres. Surtout aux hommes. Ils sont sans pitié. Et Dieu sait que ce freluquet n'en est pas un ! Elle n'a pas besoin de sigisbée. Elle serre les dents, tendue comme un arc. La petite voix résonne en elle avec intensité. Célia n'attend pas sa tante et l’infirmière. Elle part, dépasse le rond-point et court en direction de la Capte. Elle longe les marais et l'odeur pestilentielle la suffoque. Elle tend le pouce. Une voiture s'arrête, la portière s'ouvre. Elle jette un coup d’œil sur la conductrice, souriante, et indique qu'elle veut aller à La Londe. La femme lui fait signe de monter. Une musique étrange et douce remplit l'habitacle. Elle se sent bien. Délivrée. Elle ne supporte plus ses geôlières. Ni les piqûres quotidiennes, d'ailleurs. Elle en a assez d'être surveillée, cajolée, protégée. Elle raconte qu'elle a été enlevée par deux femmes qui l'ont séquestrée dans une grande villa du côté d'Hyères. Qu'elle s'est échappée, qu'elle habite à La Londe, seule avec son chat, dans une coquette petite maison au bord de la mer. Elle donne force détails pour noyer le poisson. La conductrice, catastrophée, lui propose de l'emmener au commissariat le plus proche. Célia lui répond qu'elle a déjà porté plainte à Hyères. Qu'elle est juste fatiguée et qu'elle a hâte de rentrer chez elle pour voir si son chat a survécu à son absence. La femme la laisse à regret dans la rue principale. Célia appelle Marc, lui raconte qu'elle a fait une fugue et lui donne rendez-vous dans une heure, sur la place du village. Elle vit son aventure avec délectation et va s'offrir un thé dans un bar. Elle n'a pas d'argent sur elle, mais peu importe. Elle se prend pour une adolescence en goguette et imagine le désarroi de sa tante, l'organisation de Mademoiselle Smith pour la retrouver. Elle jubile. C'est bien plus intéressant d'inquiéter ses proches, de les faire souffrir. Elle crée sa vie, minute après minute, comme si à l'âge adulte elle en savait trop pour en être simplement spectatrice. Elle n'a pas de temps à perdre. Il y a tellement de choses à faire, à connaître, de gens à rencontrer. Elle a une formidable énergie, se sent belle, forte, intelligente. Elle va achever de séduire Marc. Tiens le voilà qui arrive. Il a fait vite. Il n'est pas mal, au fond. Des yeux noirs, une stature élancée, sportive, et un beau sourire. D'une voix chaleureuse, bien timbrée, Marc l'interpelle. Elle lui fait un petit signe de la main. Il s'assoit près d'elle, empressé, et entame la conversation. ⸺ Une fugue, à ton âge ! ⸺ Mais oui. J'aime vivre dangereusement. ⸺ Tu étais malheureuse, chez ta tante ? ⸺ J'avais l'impression d'étouffer. J'ai toujours été très indépendante, tu sais. ⸺ Tu parles remarquablement bien le français, pour une américaine ! ⸺ Normal, c'est ma langue maternelle. Ma mère était française, elle s'appelait Laporte. Mais trêve de confidences. Tu veux partir avec moi ? J'aimerais visiter la côte d'azur, ajouta-t-elle les yeux dans le vague, un sourire au coin des lèvres. Saint Tropez, Cannes, Nice… j'en rêve depuis si longtemps ! Et elle se tait, mystérieuse, lointaine, la main négligemment posée sur le dossier du jeune homme. Interloqué, celui-ci bafouille. ⸺ Il faut de l'argent… voyons, comme s'il s'adressait à une petite fille ignorante. ⸺ L'argent, toujours l'argent ! fait-elle excédée. Ce n'est pas un problème. Nous en trouverons, le persuade-t-elle en posant sa main sur son bras et en le regardant droit dans les yeux. Ses grands yeux couleur de l'océan. Marc plonge et vacille. Est-ce du courage ? De l'inconscience ? Il finit par acquiescer en pensant à la petite somme qu'il a sur son compte en banque. L'argent qu'il lui faut pour vivre un mois sur le campus. Elle est si jolie ! ⸺ Allons-y, dit-il dans un murmure. Il paye les consommations et se lève, suivi de la belle impatiente. En route pour l'aventure.
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