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PVD d'Eloïse Je n'ai pas eu de mal à trouver Andrew à l'endroit où il m'avait donné rendez-vous, car c'était devant l'hôpital. Lorsqu'il me voit, je le vois me détailler de haut en bas avant de me regarder avec une telle voracité que je n'arrive plus à marcher correctement. -Bonsoir Andrew, dis-je en arrivant à sa hauteur Nous nous faisons la bise avant qu'il ne prenne une de mes mains et me fasse tourner sur moi-même. -Eloïse, waouh ! Tu es… différente aujourd'hui ! Je range une mèche imaginaire derrière mon oreille. -Tu n'aimes pas ? Il fait de grands gestes avec sa main pour m'arrêter. -Non non non ! … Ce n'est pas ce que je voulais dire -Qu'est-ce ce que tu voulais dire, alors ? Il me regarde à nouveau de haut en bas. -Je pense qu'il serait mieux que je garde mes pensées secrètes Je baisse la tête, un peu embarrassée par le regard qu'il me lance. -Où allons-nous ? Il regarde vers le ciel. -Nous allons au-dessus d'une falaise où on peut voir tout Paris. Étant donné qu'il commence à faire noir, la vue sera magnifique. Tu verras -Eh bien, j’ai déjà hâte d'y être -Eh bien allons-y Il m'ouvre la portière et après être à son tour monté dans la voiture, il démarre. -Comment ça va avec ton ami Hugo ? -On ne se parle toujours pas -Il va falloir que l'un d'entre vous fasse le premier pas si vous voulez une bonne entente lorsque tu retourneras au travail -Je ne retournerai pas là-bas. Je vais démissionner. -Ah ! Un blanc s'installe. -Tu penses que ça auras un impact dans ta relation avec Anna -Anna est quelqu'un de très compréhensible. Cela ne changera rien dans nos rapports. J'en suis certaine. -J'en suis ravi alors Un nouveau blanc s'installe et pour y remédier, Andrew avait mis de la musique pendant le reste trajet au cours duquel nous avons dansé, chanté et ri. Je me sens à l'aise avec lui et de jour en jour, mon attirance envers lui est croissant. J'ai peur de tomber amoureuse, car on n'a jamais vraiment mis les points sur les i. Environ une vingtaine de minute plus tard, nous arrivons à destination alors qu'il fait complètement noir. Il gare sa voiture effectivement au-dessus d'une falaise et la vue qui s'offre à moi est époustouflante : des centaines de lumières ressemblant à des lucioles éclairent la ville et la tour Eiffel y trône fièrement au milieu. Je me tourne vers Andrew, le regard étincelant. -Andrew, c'est magnifique ! Il me sourit fièrement. -Je sais -Je ne suis pas contre l'idée de venir ici lors de notre prochain rendez-vous -Ah, parce qu'il y aura d'autres rendez-vous ? Je croyais que madame ne voulait plus qu'on se revoit parce qu'il ne faut pas mélanger vie “amoureuse et sentimentale” ? Il imite les guillemets avec ses doigts. -Je pensais que tu n'étais que de passage à l'hôpital en attendant le retour du docter Alexander -Je vois. Cela ne t'excuse pas pour autant. Je te punirai quand même -Très bien, j’attendrai ma punition. J'espère qu'elle sera savoureuse Je me mords la lèvre inférieure et lui lance un regard plein de sous-entendu. De son côté, il me regarde surpris et je sais pourquoi : d'habitude c'est lui qui flirt. J'ai décidé de suivre les conseils d'Anna. -Est-ce que… Hum… Il se racle la gorge. -Ça veut dire que ? Je souris face à sa stupéfaction et profite de son manque de réaction pour me rapprocher de lui. -Oui Andrew, ça veut dire que j'accepte ta proposition de l'autre jour : je veux devenir ta copine Sans lui laisser le temps de répondre, je pose la main sur sa nuque et rapproche mon visage du sien jusqu'à ce que nos lèvres se scellent. PVD d'Hugo Ce matin, en pénétrant dans mon entreprise, tous les yeux étaient braqués sur moi et je savais pourquoi : j'avais perdu quelques kilos et des cernes. Cela fait un mois que Diane avait appris qu'elle était enceinte et de jours en jours, elle devenait difficile. Contrairement à moi, elle a pris du poids et je trouve cela très beau. En la voyant, je ne peux plus contrôler mes pensées et pourtant, à chaque fois qu'elle pose le regard sur son corps, le sujet de l'avortement revient sur la table. Je lui ai donc proposé 50 000 € à la fin de sa grossesse. Chose qu'elle a à mon grand étonnement accepté. Je pense qu'elle ne pense pas vraiment ce qu'elle fait ces jours-ci à cause des hormones donc je lui trouve un peu des excuses pour tout. Son appétit sexuel a également augmenté ; cela m'épuise considérablement. Lorsque je ne peux plus la satisfaire, elle se met dans une colère extrême. Une fois dans mon bureau, je ferme la porte derrière moi et vais m'installer sur mon fauteuil en soupirant. Depuis la dernière fois, je n'ai plus des nouvelles d’Éloïse et de ma mère. Je n'ai pas le courage de me rendre là-bas pour les voir ni le cran de les appeler. Dire que j'ai été odieux serait peu dire ; j'ai laissé ma colère prendre le dessus, ce qui n'aurait pas dû être le cas. Cette gifle, je l'avais largement mérité. Je ne sais pas si Éloïse continuera de travailler pour moi ; je n'ai jusqu'à présent reçu aucune lettre de démission par conséquent, elle est toujours une employée de la boîte. Si on la perd, le fonctionnement de l’entreprise va prendre un gros coup. Je prends mon téléphone portable et fixe le numéro de maman. Elle m'en veut, je le sais. Ce n'est pas la peine de l'appeler maintenant, car elle va me raccrocher au nez, pourtant elle me manque. J'aurais aimé lui apprendre qu'elle va devenir grand-mère et à Éloïse qu'elle sera tata, mais elles ont toutes les deux décidé de se dresser contre Diane. J'arrête de fixer le numéro de ma mère en déposant le téléphone sur le bureau d'un geste sec. Elles m'en veulent? Très bien, moi aussi, je les en veux ! Mon téléphone sonne, me sortant de mes pensées. -Allô ? -Hugo, où est-ce que tu es ? Je suis déjà fatigué rien qu'à l'entente de cette question. Ça m'apprendra à mettre une capote la prochaine fois. -Je suis au bureau Diane. Tu as un soucis ? -J'ai mal aux seins Hugo et je les trouve de plus en plus gros ! Je l'entends sangloter à l'autre bout du fil. -Mais je te trouve magnifique comme ça Diane. C'est quoi le problème ? -Le problème ? Le problème ! C'est qu'il n'y a que toi qui me trouve magnifique ! Je te déteste, je ne voulais pas tomber enceinte, mais tu me forces à porter cette chose alors que je ne le veux pas. Depuis quelque temps, c'est comme ça : elle tient des propos blessants envers moi comme si elle voulait me blesser. Je suis arrivé à garder la tête haute à maintes reprises, mais cette fois, elle avait réussi ; je sens que mon cœur est en miettes. Je soupire. -Diane, va te reposer. Je pense que tu en as besoin -Ne me dit pas quoi faire Hugo ! En plus, tu n'es qu'un… Je raccroche. Je ne veux pas entendre le reste. Je compose le numéro de maman, fixe l'écran après quoi j’envoie le téléphone valser sur le canapé à l'autre bout de la pièce. Putain, dans quel merdier je me suis fourré ?
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