GislaineEntre l’écrire et le dire : l’appel… du grand-père Aujourd’hui Hortense m’a proposé de prendre un café avant l’atelier d’écriture. Quand il lui téléphone, son fils, Erasmus à Lisbonne, ne cesse d’évoquer une jeune Portugaise rencontrée là-bas. Elle était curieuse du Portugal et de mes ascendances portugaises. Je lui parle du silence autour de mon arrière-grand-mère, Carmen Ronsales, autour de mon vrai grand-père, Paulo Fontero, de ma découverte tardive de leur existence et de mon ‘faux’ grand-père, Rudi Lobroslak, que j’adore et qui voulait passer pour le ‘vrai’ grand-père. « Mais c’est un roman, ton histoire ! s’exclame-t-elle. — Tu vois, le Portugal, ça a été mes plus belles vacances, mes plus beaux souvenirs. Je veux dire je renie pas mes origines, c’est ce que je dis toujour


