XXXVIII

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XXXVIII– Pourquoi m’accusez-vous d’avoir un mauvais cœur ? dit-il ; vous me dites des injures, quand vous voyez que je n’ai pas la force de me défendre. – Je vous dis vos vérités, Sylvain, reprit la Fadette, et je vais vous en dire bien d’autres. Je n’ai aucune pitié de votre maladie, parce que je m’y connais assez pour voir qu’elle n’est pas bien sérieuse, et que, s’il y a un danger pour vous, c’est celui de devenir fou, à quoi vous tentez de votre mieux, sans savoir où vous mènent votre malice et votre faiblesse d’esprit. – Reprochez-moi ma faiblesse d’esprit, dit Sylvinet ; mais quant à ma malice, c’est un reproche que je ne crois point mériter. – N’essayez pas de vous défendre, répondit la petite Fadette ; je vous connais un peu mieux que vous ne vous connaissez vous-même, Sylvain,

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