XXXIX

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XXXIXLa vérité est que Sylvinet n’était pas moitié si malade qu’il le paraissait et qu’il se plaisait à le croire. La petite Fadette, en lui touchant le pouls, avait reconnu d’abord que la fièvre n’était pas forte, et que s’il avait un peu de délire, c’est que son esprit était plus malade et plus affaibli que son corps. Elle crut donc devoir le prendre par l’esprit en lui donnant d’elle une grande crainte, et dès le jour elle retourna auprès de lui. Il n’avait guère dormi, mais il était tranquille et comme abattu. Sitôt qu’il la vit, il lui tendit sa main, au lieu de la lui retirer comme il avait fait la veille. – Pourquoi m’offrez-vous votre main, Sylvain ! lui dit-elle ; est-ce pour que j’examine votre fièvre ? Je vois bien à votre figure que vous ne l’avez plus. Sylvinet, honteux d’av

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