XXI En Italie De retour à Sombrailles, nous trouvâmes mon tuteur souffrant, et Marie-Aimée n’eut plus d’autre pensée que de le distraire. Ce qui contrariait le plus M. de Saint-Elme, c’était de ne pouvoir me faire voyager en Italie, car je le désirais vivement. Mais, je me fusse reproché toute ma vie d’accepter ses offres, et de lui occasionner des fatigues qui eussent certainement aggravé son état maladif. Sur ces entrefaites, j’atteignis ma majorité. Un an s’était écoulé depuis ma sortie du couvent, et il me semblait qu’il y en avait dix, tant j’avais vu et compris de choses, tant mon esprit s’était ouvert à de nouvelles idées. Néanmoins, les jours avaient été si faciles que je ne les avais pas senti couler ; c’est la double et contradictoire sensation que j’ai constatée mille fois pa


