2.L’appartement occupé par M. Philippe, artiste dramatique, ressemblait singulièrement au logis d’un étudiant, avec cette unique différence que l’étudiant n’a ordinairement qu’une pièce, et que M. Philippe en avait trois ; mais l’ameublement était le même : rideaux en damas rouge aux croisées, lit et divan en acajou, chaises de paille et le reste à l’avenant ; une petite étagère supportait quelques volumes. Sur un guéridon, à dessus de marbre, se trouvaient étalées des brochures de théâtre, éditées par la librairie du boulevard Saint-Martin. Le guéridon, à dessus de marbre, doit servir de pierre de touche au visiteur. C’est le meuble prototype du garni ; jamais il ne viendra à l’esprit d’un être sensé, homme ou femme, d’acheter ce meuble idiot. Cette pensée baroque ne peut germer que da


