VII Une servante amoureuse du mignon de sa maîtresse TERPSION À POLYCLE Une jeune servante devint amoureuse du favori de sa maîtresse, cette affection lui étant née pour gouverner les amours de l’un et de l’autre : car les avait entendus par plusieurs fois comme ils faisaient ensemble leur tripotage amoureux, pendant qu’ils l’avaient mise au guet pour éviter que quelque étourdi n’entrât à l’improviste. Elle les avait aussi vus au milieu de leurs embrassements, de sorte que par les yeux et par les oreilles Cupidon s’était plongé avec son brandon et ses flèches en la poitrine de la fillette, et de malheur était encore assaillie d’une autre misère à cause de sa condition : car Amour s’esclavait à la servitude même, ne lui étant permis de participer aux doux ébattements de sa maîtresse, et


