XIX Un amoureux épouse la bateleuse dont il avait eu un enfant qui ressemblait à son père EUPHRONION À TELXINOÉ Par mon âme la fortune a aujourd’hui autant que jamais regardé de bon œil la pauvre Mélissarion, fille d’Aglais, quand elle l’a retirée des batelleries pour lui changer entièrement son nom et son accoutrement en une façon plus honnête. Et moi, chétive, je ne le dis pas par envie, suis-je donc confinée pour servir toute ma vie à de viles mômeries et à des malcourtois serviteurs ? Ç’a été une bateleuse, nourrie assez mécaniquement chez sa mère qui était fort pauvre et vivait au jour la journée ; à mesure que l’âge lui vint, elle commença à paraître la plus belle de toutes ses compagnes, avec ce qu’elle était devenue hardie et effrontée pour son adresse à jouer sur l’échafaud, il


