XX Une dame renvoie fièrement son serviteur à cause du mépris ordinaire aux amants après la jouissance OCÉANIE À ARISTOBULE Un jeune homme amoureux nommé Lycon, en vain patientant et donnant des aubades tous les jours à sa dame, l’accuse de trop grande dureté et se plaint d’elle à bon droit. Car lui tout confit en prières et supplications telles qu’ont accoutumé les amoureux d’user envers leurs maîtresses : « N’aurez-vous point, dit-il, pitié de votre serviteur ? Ne serez-vous point fléchie par quelque compassion de ma douleur ? Voilà, je fais joug à votre beauté et me rends votre prisonnier, moi qui jusqu’ici ai toujours été invincible et triomphais de tous mes ennemis. » Mais elle, pour réponse, lui allègue cette chanson digne d’une tigresse, plutôt que d’une femme : « Quand vous parl


