bc

Mystère Edimbourg et Docteur Stevenson

book_age0+
detail_authorizedAUTORISÉ
0
SUIVRE
1K
LIRE
like
intro-logo
Blurb

Une nouvelle enquête dans la capitale écossaise pour l'inspecteur Sweeney...

Édimbourg, la capitale écossaise, est l'une des plus belles villes d'Europe : avec son château imprenable, ses avenues victoriennes ainsi que ses superbes jardins, la cité millénaire jouit par ailleurs d'une vie culturelle exceptionnelle. Pourtant, la nuit, Édimbourg peut vite devenir Auld Reekie, la "vieille enfumée", aux ruelles pavées, tortueuses et sombres, au détour desquelles on craindrait de voir resurgir un Jack l'Éventreur... Or, ce soir, le téléphone de l'inspecteur Sweeney se met à sonner : la mort vient de frapper dans le quartier de Leith !

Ce polar en deux parties vous entraînera au cœur des secrets de l'Histoire !

EXTRAIT

– Oui, on vient de nous coller une nouvelle affaire sur les bras.

– Où ça ?

– À Leith, en banlieue. C’est pour nous.

– De quoi s’agit-il ?

– En fin de matinée, un gérant d’hôtel a retrouvé l’un de ses clients mort dans sa chambre. Au début, le type a cru que la victime était décédée de façon naturelle, pendant son sommeil. C’est en tout cas ce qui avait été annoncé au médecin, expliqua Law. Cependant, le toubib a vite compris que quelque chose clochait. En réalité, il semble à peu près certain que le client a été étouffé avec son propre oreiller. Et puisqu’il va s’agir d’une enquête criminelle, le coroner est déjà sur place. Il nous attend, magne ! finit d’aboyer le coéquipier de l’inspecteur.

CE QU'EN PENSE LA CRITIQUE

Une nouvelle enquête pour l'inspecteur Sweeney ! Oui, mais quelle enquête, qui va le mener à la fois dans le passé, mais aussi très loin, jusqu'en Polynésie ! - Sharon, Babelio

À PROPOS DE L'AUTEUR

John-Erich Nielsen est né le 21 juin 1966 en France. Professeur d'allemand dans un premier temps, il devient ensuite officier (capitaine) pendant douze ans, dans des unités de combat et de renseignement. Conseiller Principal d'Education de 2001 à 2012, il est désormais éditeur et auteur à Carnac, en Bretagne.

Les enquêtes de l'inspecteur Archibald Sweeney - jeune Ecossais dégingandé muni d'un club de golf improbable, mal rasé, pas toujours très motivé, mais ô combien attachant - s'inscrivent dans la tradition du polar britannique : sont privilégiés la qualité de l'intrigue, le rythme, l'humour et le suspense.

A la recherche du coupable, le lecteur évoluera dans les plus beaux paysages d'Ecosse (Highlands, île de Skye, Edimbourg, îles Hébrides) mais aussi, parfois, dans des cadres plus "exotiques" (Australie, Canaries, Nouvelle-Zélande, Irlande).

chap-preview
Aperçu gratuit
Chandelier de bronze
Chandelier de bronze Île d’Upolu, Samoa – Janvier 1892 – Non ! s’écria la jeune femme. Faauma sentit la main droite de l’homme, puissante et lourde, qui enserrait sa gorge. Puis la gauche, qui l’instant d’avant caressait encore ses seins, vint à son tour s’écraser sur son cou. Sous l’effet de la surprise, l’esprit de la belle indigène fut aussitôt assailli par des images incontrôlées. Elle se revit en train de signer ce « certificat de mariage » d’une nuit, un bout de papier immonde dont les Européens s’acquittaient pour légitimer leur relation sexuelle avec une Polynésienne… Pourquoi ai-je accepté ? se reprocha Faauma. Qu’avais-je à gagner ? Rien… En effet, sa vie au domaine de Vailima, qui signifiait les « Cinq Rivières », était douce. La jeune femme y était appréciée de ses employeurs, de ses amis, ainsi que de ses proches. Son mari Lafaele l’aimait, trop peut-être, comme tous les hommes de la demeure. Et celui qui, à présent, les doigts de plus en plus enfoncés dans sa gorge, la privait désespérément d’air, n’était certainement pas le plus attirant d’entre eux… Pourquoi ai-je accepté de le suivre ? se répéta Faauma. Pour l’argent ? Non, car elle savait bien qu’il n’y avait rien à attendre de ce panier percé. Pour une meilleure position dans la maison du maître ? Non plus, car ce dernier lui faisait déjà toute confiance. Était-ce alors un besoin d’exotisme, le frisson de sentir contre elle le corps si blanc de l’un de ces étrangers qui dominaient l’île ? Si tel était le cas, alors elle ne valait pas mieux qu’eux, ces Européens qui pour un morceau de tissu ou une simple promesse, abusaient d’elles, femmes sensuelles et naïves, à la poitrine imprudemment dévoilée et au sourire de nacre. Non décidément, je ne vaux pas mieux qu’eux, continua de se persuader Faauma. Toutefois, le prix à payer pour sa faiblesse s’annonçait démesuré : elle allait mourir ! Terrorisée, la jeune femme hurla de nouveau : – Non ! mais sa voix, étouffée par l’étau surpuissant des mains de l’homme, ne parvint pas à franchir ses lèvres. Instinctivement, la belle Samoane comprit que dans moins d’une minute, elle allait perdre connaissance… Ses yeux fixèrent alors ceux, exorbités, de cet étranger qui le moment d’avant lui faisait encore l’amour. Elle distingua son visage rouge, cerclé d’une tignasse frisée brune, qui n’exprimait plus que l’envie d’en finir avec elle. Son épaisse moustache frémissait au-dessus de sa bouche haletante ; sa chemise blanche et son foulard bleu, couverts de sueur, s’agitaient au rythme de ses bras appuyant toujours plus fort sur son cou. Elle ne sentait déjà plus le bas du corps dénudé de l’homme, frottant contre son ventre. Plus que quelques instants, et tout serait bientôt fini… Dans une dernière pensée, Faauma songea qu’elle n’aurait jamais dû venir le retrouver après la fête, dans le village de Moto’Otua, à mi-chemin entre Vailima et la ville d’Apia. Pendant ce temps, son mari Lafaele avait dû rester au domaine pour s’occuper des bêtes : l’une d’elles menaçait de mettre bas durant la nuit. La jeune indigène en avait alors profité pour sortir seule. Sur le chemin, elle avait fini par se justifier en se disant qu’après tout, il fallait bien qu’elle honorât tôt ou tard ce « certificat de mariage » qu’elle avait eu la folie de parapher… Pour se rendre à la fête, Faauma avait revêtu son plus bel holoku, cette robe traditionnelle que même les missionnaires avaient fini par adopter. Pour sa part, l’homme s’était également fait élégant, arborant ses bottes de cavalier parfaitement cirées. La jeune femme ne comprenait d’ailleurs pas comment son épouse, d’habitude si jalouse, avait pu le laisser quitter le domaine dans cette tenue, sans même se douter de ses intentions. Puis lorsque l’homme, imbibé de kava, ce breuvage sacré des Polynésiens, l’avait entraînée dans une chambre isolée avant de la forcer à s’allonger sur une simple paillasse, la belle avait alors dénoué son lavalava1 rouge et blanc, laissé glisser son holoku, et enfin là… L’homme à la moustache s’était jeté sur elle comme une bête, avant de la pénétrer sans ménagement. Comme Faauma regrettait son insouciance. Elle voulait juste profiter de sa jeunesse, car les femmes polynésiennes vieillissaient vite. Elle savait que bientôt déjà, les hommes allaient se détourner d’elle… Elle songea aussi à Lafaele : que penserait-il d’elle lorsqu’il apprendrait ce qu’elle avait fait ? Soudain, cette idée la terrorisa plus encore que sa propre mort. La jeune Samoane s’étonnait de toujours parvenir à penser à autant de choses. C’était comme si le temps avait décidé de ralentir sa course, juste pour elle, afin de lui laisser l’opportunité de faire le point sur sa trop courte existence… D’ailleurs, se dit-elle, pourquoi mon « mari d’un jour » est-il en train d’essayer de me tuer ? Après tout, je ne lui ai rien fait. Bien au contraire… Que craint-il ? Que sa femme apprenne son écart de conduite ? L’Américaine sait pourtant qu’il ne lui est plus fidèle depuis longtemps. Craint-il la réaction violente de mon Lafaele, un colosse qui lui briserait la nuque d’un seul coup de poing si jamais je parlais ? Non, les Européens ont tout pouvoir sur nous autres, Polynésiens. Tout cela n’a aucun sens, se désespéra-t-elle. Ou bien peut-être que ma vie n’a aucune valeur. Les missionnaires m’expliqueraient que Dieu me punit pour mes mauvaises actions, et que je l’ai bien mérité. Oui, peut-être, finit par se résigner Faauma. Il ne doit pas me rester plus de vingt secondes à vivre, estima-t-elle enfin, dans un ultime sursaut de lucidité. Mais au même instant, Faauma vit apparaître la silhouette d’un deuxième homme sur sa droite. Celui-ci s’avança dans la pièce. Son regard bienveillant, sa moustache en bataille, ses bras trop maigres presque décharnés, croisés sur sa chemise de flanelle, elle les connaissait bien… Pourquoi ne bouge-t-il pas ? Pourquoi ne vient-il pas à mon secours ? s’étonna-t-elle. La jeune femme l’avait toujours considéré comme son protecteur, il l’avait prise sous son aile. Ce dernier s’était toujours montré si gentil et si prévenant avec elle. Dans un sourire, il l’avait même surnommée son « chandelier de bronze », en raison de sa stature fière et de sa peau cuivrée. Ce deuxième homme ne s’était pas manifesté durant la fête à Moto’Otua. Les avait-il suivis depuis Vailima ? Pourquoi ne bougeait-il toujours pas ? Hésitait-il ? Ou alors, est-ce qu’il voulait la v****r lui aussi ? Attendait-il son tour ? Cette dernière incertitude effraya la belle Samoane… Mais elle ne se résolut pas à y croire. Dans un sursaut de désespoir, elle réussit à faire pivoter son regard dans sa direction, et elle le supplia des yeux. Allait-il intervenir ? Pourquoi ne le faisait-il toujours pas ? Qui voulait-il protéger : elle ou bien… l’homme de sa famille ? Brusquement, Faauma sentit que ses forces l’abandonnaient. Déjà, sa pensée ralentissait, devenant plus confuse. Toutefois, elle lutta pour conserver son regard dans celui de l’homme. Elle avait l’impression de le fixer depuis des heures alors que, probablement, celui-ci n’était entré que depuis moins de deux secondes… Avait-il compris l’urgence de la situation ? Faauma sentait que dans quelques instants à peine, elle allait suffoquer. Définitivement. Une dernière fois, ses yeux se firent implorants. Puis, d’un coup, ses paupières se fermèrent… Lorsque la réalité disparut derrière ce rideau noir, Faauma songea qu’elle ne saurait jamais si cet homme qu’elle appréciait tant, était au final un ange… ou un démon ! 1 Tissu bariolé, équivalent samoan du paréo tahitien, le plus souvent orné de fleurs d’hibiscus ou de frangipanier, que l’on noue autour du cou ou de la taille.

editor-pick
Dreame-Choix de l'éditeur

bc

SOUMISE AU PDG DOMINANT

read
4.6K
bc

Ma sœur m'a volé mon compagnon, et je l'ai laissé faire

read
2.3K
bc

Mon boss & moi

read
353.9K
bc

La Compagne Interdite de L'Alpha

read
4.4K
bc

L'Infidélité de Mon Mari : Mon Cadeau d'Anniversaire ?

read
6.3K
bc

Réclamer la Luna Délaissée

read
1K
bc

Enceinte de mon meilleur ami Alpha

read
1K

Scanner pour télécharger l’application

download_iosApp Store
google icon
Google Play
Facebook