Content, il se frotta les mains et ralluma à feu doux la gazinière pour réchauffer ce merveilleux civet de lapin. Le couvert était mis pour lui seul et la bouteille de bordeaux, entamée de la veille, trônait sur la toile cirée. En attendant de se mettre à table, il chaussa ses lunettes de lecture et parcourut l’écriture ronde de Marguerite sur le cahier à spirale placé à côté de son assiette. Marguerite n’était pas non plus championne en orthographe, mais le gourmand s’en fichait. « Monsieur le curé, visites du jour : – 14 heures. Loïc, le fils à Jean et Odile de la boucherie du haut. Il est passer avec sa fiancée, Nadège, la fille à Jos de Kerdilez. Ils veulent légalizé leur union et se marié en septembre. (J’ai lorgné sur le ventre de la demoiselle et, a mon avis, ses deux-la ont fété


