《Kow be yèlèma deih.》
Calibre27
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Je me fais accueillir par mon frère et sa femme, je les avais prévenus de l'heure de mon arrivée. Aimé prend presque toutes mes valises et on le suivait derrière avec Eva, elle me taquinait et voulait me tirer les vers du nez.
Eva : Et ce voyage madame ?
- Bénéfique et je m'en reste là.
Eva : Tellement bénéfique qu'elle sourit jusqu'à Sikasso.
- C'est bon toi. Laisse-moi.
Eva : Ok, je te laisse pour le moment.
On rigole, elle ne me fera rien dire, elle va juste se fatiguer puisqu'elle me connait. On arrivait à la sortie quand on se croise avec Kassim et André. Il venait me chercher d'après ce que j'ai compris, Moïse leur avait demandé de le faire.
.. : Eva ? J'ai failli ne pas te reconnaître.
Eva : Pareil, ça va André ?
- Vous vous connaissez ?
André : Oui, on était dans la même université.
Eva : Oui, et tu viens chercher Dily pourquoi ?
- C'est le frère de Moïse.
Eva : Ah ! C'est ton beau-frère ?
André : Et toi ?
- Oui, bon on fait les présentations. On a donc Aimé mon frère et sa femme Eva et puis Kassim et André respectivement cousin et frère de Moïse.
Ils se sont tous bien salués. Et on se demandait comment faire vu qu'eux aussi sont venus me chercher.
Aimé : Bon tu pars avec eux, pour qu'ils ne soient pas venus pour rien.
- Et vous alors ?
Aimé : On vous suit.
En vrai je veux rentrer avec mon frère et sa femme car au moins avec eux à côté la route serait moins longue. Mais je ne veux pas non plus rendre l'effort de mes beaux-frères vain, en plus c'est mon mari qui les a envoyés.
Kassim : Non, nous on vous suit c'est mieux. Marie, rentre avec eux.
Comme dit, on le fait. Je suis donc montée dans la voiture de mon frère. Quand on arrive dans le quartier, on fait escale dans ma belle-famille. Il y'avait mes beaux-parents et la femme de Kassim dans le salon.
T.Jo : Bon voyage ma fille ?
- Oui Dieu merci.
T.Odette : J'ai eu peur qu'elle ne revienne pas. Tu n'as prévenu personne.
Je suis gênée là, je ne peux pas dire que je voulais surprendre mon mari en y allant. On avait même déjà parlé de ça elle et moi.
T.Jo : Comparée à toi quand tu vas voir tes fils, tu y fais une éternité. J'aurais préféré qu'elle y reste un peu plus en prenant exemple sur toi.
T.Odette : Je le dis pour elle, moi je n'ai ni obligation ni occupation ici.
T.Jo : Et moi donc ?
T.Odette : Tu es vieux maintenant, mes enfants ont besoin de moi.
T.Jo : Dembaya tiguiw koni (des chefs de famille oui). Tu n'as rien compris à la vie.
Ils partaient pour de la longue chamaillerie quand les hommes les ont faits changer de sujet. Dix minutes plus tard je suis rentrée chez-moi avec ma ménagère qui était restée dans ma belle-famille pendant mon séjour. Le couple AimEva nous a déposé puis est rentré vu qu'il se faisait tard. J'ai été prendre une douche et me suis couchée direct sur le lit sans même m'habiller. Je ne dormais pas mais me reposais juste. On tape à la porte, c'était Wandé, elle s'était annoncée. Je lui dis de rentrer.
Wandé : Ah tu dormais ?
- Non, qu'y a-t-il ?
Wandé : Je ramène le reste de tes affaires.
- Ah mercii.
Elle les dépose, me sourit en répondant au mien et se met à sortir.
Wandé : I toun ye n'bila gneinafin la deih. (Tu m'avais rendu nostalgique)
- Oui, je sais, tu m'avais beaucoup manqué aussi. Ni Allah sonna ma ne terimousso demain on discutera bien. (Si Dieu le veut mon amie)
Wandé : Oui, kan chi. (Bonne nuit)
- Kan chi jolie.
Elle s'en va et je souriais toujours. Elle est gentille et je dis vrai quand je dis qu'elle est mon amie, c'est nous deux qui habitons ici, avec le gardien biensûr mais c'est nous qui partageons le plus de notre temps ensemble dans le salon et dans la cuisine. On papote dès que l'occasion se présente. Avant d'être une aide-ménagère, elle est une personne et je lui dois ma vie vu que c'est elle qui me nourrit quand je suis occupée, c'est elle qui prend soin de ma maison quand je ne le peux pas, c'est elle qui garantit la propreté de mes habits quand j'en suis incapable. Et c'est elle qui m'assiste dans ma solitude. Celles qui ne comprennent pas que "bonne" ne signifie pas "moins que rien" devraient vraiment revoir leur manière de penser. J'ai mal au cœur quand je vois l'agissement de certaines personnes surtout certaines femmes envers ces personnes qui quittent leurs parents et proches pour nous venir en aide afin de subvenir à leurs besoins. Nous nous aidons mutuellement et nous avons besoin des unes des autres car si nous n'avions pas besoin d'elles on ne les aurait pas engagées. Cependant y'en a parmi elles qui sont de véritables ingrates et mauvaises alors dans ces cas renvoyer juste la personne pour avoir tous la paix est la mieux à faire. N'oublions pas qu'elles sont aussi filles de quelqu'un et que nous sommes toutes femmes, mousso doun i mana fein o fein kei waliden na a be sara i ta la (alors que la femme tout ce qu'elle fait à l'enfant d'autrui sera rétribué au sien). Sensibilisons-nous vivants.
Mon téléphone retentit sous l'appel de Moïse. Je le réponds et nous passons des heures en communication, au début par appel direct puis par w******p en appel vidéo. On est resté longtemps en ligne jusqu'à ce que je m'endorme, il se disait morose car il est seul à la maison le pauvre.
Le lendemain après la messe, j'ai fait le déjeuner pour l'amener à la famille Camara. Puis vers quinze heures, je suis allée dans ma famille voir les parents. Ma mère était seule parce que papa était dans notre autre maison. On a passé l'après-midi ensemble, elle était contente de savoir qu'avec mon mari on s'était beaucoup rapproché et qu'on s'entendait bien. Aux environs de dix-huit heures je suis rentrée. Le soir Moïse m'a appelé et il m'a dit que désormais il le ferait tous les soirs sauf en cas d'empêchement, pour garder nos progrès et continuer à faire mon possible de le faire m'aimer comme je le veux, j'ai pris la résolution de tout le temps l'appeler au moins une fois dans la journée. Comme je me le suis fixée, je dois le faire répondre favorablement à mon je t'aime avant la venue de nos enfants.
***Le lendemain, 17h49***
Après une reprise de boulot couci-couça et de fabuleuses retrouvailles avec ma famille du centre, j'ai trouvé devant moi dans ma chambre deux grandes valises, deux valises qui ne sont pas les miennes et que je ne reconnaisse pas d'ailleurs. Qu'est-ce qu'elles font là ? Et puis à qui sont-elles ? Je regardais partout quand mes yeux tombent sur..
[ Aimé Binafou ]
.. : Oui je viens de rentrer, David m'a déposée.
Aimé : Bien alors, je rentre bientôt.
Eva : Ok, c'est quoi l'urgence que tu es allé faire ?
Aimé : Juste un vieux truc. Je fais vite et j'arrive. Bye.
Eva : Bye.
Je raccroche et regarde tout autour, je commence à m'impatienter, il n'est toujours pas là. Deux minutes plus tard, je le vois s'installer sur la chaise d'un air autoritaire.
Je vois.
- On se rencontre enfin !
.. : Il était temps à mon avis.
- C'est bien que tu sois venu. J'ai cru une seconde que tu ne viendrais pas.
Emmanuel : Apparemment je suis là.
- Très bien. Je vais être direct car je n'aime pas tourner autour du peau.
Emmanuel : Comme tu veux jeune homme.
- Ma femme, je ne veux plus que tu l'importunes. Je veux que ta femme et toi arrêtiez de nous déranger. Je ne permettrai aucune autre importunance, il y'a une limite à tout.
Emmanuel : Et tu crois me faire peur ?
- Mon vieux, ne cherche pas loin les choses. Tes grands airs ne m'intimideront pas. Je t'explique juste de bien te tenir éloigner de ma femme, si tu ne respectes pas ton mariage respecte celui d'autrui, respecte mon foyer et garde tes pensées pour toi. Ce n'est pas avoir rendu dans le passé malheureuse celle que je rends heureuse maintenant que tu vas vouloir la récupérer, non ça ne marche pas comme ça. Quand tu laisses, quelqu'un de plus mature prend. Très peu savent reconnaître une perle qu'il faut garder et protéger contre vents et marées. Tu ne sais pas à quel point j'ai galéré pour avoir cette femme, comment j'ai fait pour qu'elle me fasse confiance et pour qu'elle m'aime à la folie pendant qu'elle était détruite intérieurement par un homme qui n'a pas su la garder, qui l'a laissé avec des séquelles. J'ai supporté quand elle me comparaît à cet homme que je ne connaissais pas, quand elle me jugeait sans me connaître car pour elle nous étions tous des connards indignes de tout respect et d'amour. J'ai dû guérir jour après jour toutes ses blessures pour qu'elle se donne cette chance de profiter de son droit au bonheur donc que je te fasse peur ou pas cela m'importe peu. Sache juste que je suis un homme déterminé, à ton âge tu devrais savoir tout ce dont la détermination d'un homme peut lui faire faire et si tu as ne serait-ce qu'un peu de bon sens tu devrais lâcher l'affaire sans que personne ne te le demande.
Emmanuel : Tu as fini ? _en se levant
Je me lève à mon tour.
Emmanuel : Si oui, passe une bonne soirée.
Je l'attrape par l'épaule et il rigole.
- À bon entendeur..
Je le devançais en prenant le chemin de la sortie quand il répond "salut".
Quel type tchr !
[ Oumou Marie ]
Moïse : Alors elle est comment la surprise ?
- Je n'ai pas les mots.
Il rigole, je le regardais avec une main sur le visage la cachant à moitié.
- Merci beaucoup, je ne m'y attendais pas.
Moïse : Voyons, pourquoi me remercies-tu ? C'est pour nous deux ainsi que pour les bébés que je l'ai fait.
- Ça me touche vraiment, en plus elles sont plus magnifiques les unes que les autres. Quand as-tu organisé tout ça ?
Moïse : J'ai commencé après la visite chez le gynéco.
- Depuis ce jour ?
Moïse : Oui. Elles te plaisent toutes ces affaires ?
- Oui, beaucoup trop.
Moïse : Donc j'ai plutôt bon goût ?
- Plus que moi-même je t'avoue.
Les deux valises étaient pour moi enfin pour les bébés, l'une pour notre future fille et l'autre pour notre futur garçon, je l'ai compris quand mes yeux sont tombés sur un magnifique nœud qui réunissait les clés avec ces mots à côté :
" Pour nos trésors.
Ton mari. "
Ces valises contenaient toutes sortes d'affaires pour bébé notamment des habits, des chaussettes, des bonnets, des chaussures et tout et tout. Je crois que c'est le premier cadeau de mes bébés, surtout de leur père. J'ai pris la photo pour pouvoir immortaliser ce beau cadeau qui est aussi utile qu'agréable.
Moïse : J'espère que tu n'es pas fâchée en n'ayant pas de cadeau pour toi ?
On parlait en facetime.
- Mais non, je crois que nul autre cadeau que tu m'aurais fait me paraîtrait aussi génial et magnifique que celui-ci que tu as fait pour les bébés.
Moïse : Ça me rassure.
- En plus ce n'est pas la peine que tu m'offres un cadeau.
Moïse : Hum ok. Mais par contre quand tu iras apporter le dîner à la famille, tu demanderas à maman si elle n'a pas quelque chose pour toi.
- Anh ? Moi ?
Moïse : Oui toi.
- Je ne le pourrai pas tu sais.
Moïse : Tu vas devoir, oublie un peu ta timidité. Et je n'aimerais pas si tu ne vas pas chercher ton cadeau. Ça me blesserait si tu le refuses en plus ce n'est pas grand-chose.
- Ok j'irai, je ne compte te blesser en aucune manière mais si tu sais que je suis timide pourquoi m'envoies-tu lui demander ça ?
Il aurait mieux fait de le faire apporter aussi.
Moïse : Pour te taquiner.
- Tu ne le devais pas.
Moïse : Tu ne sais pas que je fais tout à mon bon vouloir ? _en rigolant
- Ok je la demanderai.
Moïse : Tu n'as pas le choix, je lui ai dit de ne rien te donner si tu ne le demandes pas.
Est-ce qu'il sait qu'il peut me mettre de mauvaises humeurs par ce genre d'actes ?
Non, il ne le sait pas vu que je n'aime pas trop m'irriter, je préfère me contrôler devant les gens, en plus il l'a fait exprès pour me taquiner, je préfère garder mon calme.
Comme convenu, après avoir ramené le dîner, je me suis servie d'une occasion ou d'une autre pour demander ce que Moïse m'avait dit. Ma belle-mère aussi m'a fait apporté une valise, qu'elle demanda au gardien d'apporter chez-moi.
Arrivée, je fais monter la valise dans la chambre et dîne avec Wandé avant de rejoindre ma chambre. Je m'approche de la valise et je me rappelle que je n'ai pas les clés vu que c'est fermé. J'ai honte de retourner demander les clés à ma tante.
J'appelle Moïse pour lui dire que j'ai vu la valise et pour le remercier.
Moïse : Alors tu l'as ouverte ?
- Euh non.
Moïse : Pourquoi donc?
- C'est que..que je n'ai pas la clé.
Moïse : Maman ne te l'a pas remise ?
- Non.
Moïse : Vas-y va la chercher.
- Il se fait tard, demain j'irai.
Moïse : Non, je veux que tu y ailles maintenant.
- Mais ça peut at..
Moïse : Marie vas-y.
- Ok j'y vais.
Il sourit et je m'apprêtais à raccrocher quand il me dit d'attendre.
- Oui ?
Moïse : Reste, je plaisante, maman ne te remettra pas les clés maintenant, elle le fera au moment venu. Tu n'as pas besoin de cette valise pour le moment.
Je le regardais bouche bée via l'écran, décidément cet homme aime jouer avec l'humeur des gens.
Moïse : J'espère que ta patience ne te fera pas faux bond avant que le moment arrive ?
- Ne t'inquiète pas pour ma patience.
Moïse : Et ta curiosité ?
- Je ne le suis pas assez.
Moïse : Ah bien mais on verra.
- Oui on verra mdr.
Moïse : Sinon demain tu fais quoi ?
- On a prévu un festin au centre.
Demain c'est mardi gras, c'est le jour qui précède le mercredi des cendres qui marque le début du carême précédent la fête de Pâques chez les catholiques.
Moïse : C'est bien ça. J'espère que tu ne vas pas tenter de jeûner, déjà que tu ne manges presque pas si plus y est tu jeûnes tout un jour, on ne s'en sortirait pas. Je te le déconseille parce que je ne veux ni te perdre ni perdre mes enfants.
- Tu ne vas pas nous perdre. _en rigolant
Moïse : Encore heureux que tu le dises.
***Quelques semaines plus tard***
Je la regardais la main sous le menton.
Eva : Je ne te mens pas. Ce n'est pas facile.
- Arrête Eva.
Eva : Tu vois que j'ai la chair de poule rien qu'en en parlant.
- Tu veux me faire pleurer c'est ça.
Eva : Bah non, tu vois comment je maigris, tout ça parce que j'ai juste peur.
- Si toi tu as peur moi alors. C'est ta deuxième fois et moi ma première.
Eva : Justement c'est parce que j'ai une fois d'expérience que j'angoisse.
- ..
Eva : Imagine en plus que c'est deux bébés cette fois. Maintenant tu sais pourquoi je n'arrive pas à manger. Parce que l'accouchement approche et que j'ai peur.
- En tout cas merci parce que moi tu viens de me faire plus peur. Je vais passer tout le reste de ma grossesse à vouloir que ce jour ne vienne pas.
Alors que j'ai hâte de tenir mes enfants, ce sont des émotions opposées je dirais.
Eva : Ma chérie qu'on le veuille ou non tant que les bébés sont à l'intérieur bah ils sortiront un jour.
- ..
Je ne lui parle plus et regarde dans le vide. Je me rongeais les ongles. Je viens me rassurer auprès d'elle et madame fait tout le contraire. Nous sommes assises avec nos gros ventres entrain d'appréhender nos accouchements, pour Eva c'est dans moins d'un mois je dirais, moi j'ai dépassé les six mois y'a quelques temps. Et je comptais sur Eva pour atténuer cette peur que je commençais à avoir de l'accouchement mais trop d'amusement chez elle. Je fais un gros effort sur moi pour parler de ce sujet avec elle et elle se met à me révéler toutes ces choses qui ne me font que stresser davantage, elle aurait dû les garder pour elle. En vrai est-elle normale ?
Eva : Ma belle.
- ..
Eva : T'inquiète tout se passera bien.
- C'est bon, je descends voir maman. Tu n'es pas gentille en vrai. Fallait garder tout ça pour toi. _en partant
Eva : Mais reste avec moi mon mari. _en rigolant
- ..
Je m'en vais de suite avec une tête tout sauf joyeuse, je passe près d'Aimé dans les escaliers sans mots dire alors qu'il venait de quelque part. Après des minutes près de maman, j'ai fini par lui confier mes appréhensions et la peur qu'Eva m'a fait sentir, elle m'a réconfortée et rassurée. Je passais la journée dans ma famille. Y'a une semaine c'était la fête de Pâques, je pensais que Moïse serait venu mais non, il n'a pas pu. On est toujours en de très bons termes sinon même beaucoup plus qu'avant.
Maintenant j'attendais, avec maman et Eva dans le salon, le chauffeur pour regagner la maison, c'est Moïse et sa mère qui me disent de ne pas conduire moi-même, en plus je suis un peu souffrante.
Maman : Il tarde ton chauffeur Oumoudily.
- Sûrement les embouteillages.
Eva : Oui, surtout que nous sommes au samedi et à ces heures ce n'est pas facile.
- Mais je crois qu'il ne va pas tarder.
.. : Bonsoir.
J'ai écarquillé les yeux et je n'osais pas regarder d'où la voix venait, c'est-à-dire vers la porte, alors que les autres regardaient déjà.
Dîtes-moi que c'est une blague !
Je laisse doucement échapper un rire, je n'y crois pas. Je regardais toujours devant moi et Eva me souriait, je n'ai pas pu m'empêcher de sourire aussi, je n'arrivais pas à cacher ma joie. Je mets ma main droite sur le visage. Je rêve ou deviens-je folle ?
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