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3507 Mots
_________ Lui : Je sais. - Mais ce n'est pas facile la polygamie, moi-même j'y suis contre tu le sais. Et en plus je n'aimerais pas ou plutôt je n'aime pas que tu fasses ça à Coumba. [ Oumou Marie ] Wandé : Tiens. - Merci. Vous en voulez ? Lôbô : Nan façon dont tu en as envie ça ne va pas nous suffire. Eva : Je t'assure, garde les tes cacahuètes. Je rigole. - Aw merci. Lôbô : En plus elle n'insiste même pas. Hum tantie Dily ! T'as changé deih ! - Je ne vais pas te répondre. Lôbô : C'est sûrement dû à ce qui se cache dans ton ventre mais on va bientôt voir oh, tu vois pour elle (Eva) non ? Eva : Non mais elle est impolie cette fille. _en rigolant - Toi Lôbô je t'ai dit que mieux vaut que tu arrêtes de m'appeler tantie parce que tu ne me respectes pas, mais tu ne veux pas. En plus elle ne m'appelle tantie que lorsque ça lui chante. Lôbô : C'est parce que je t'aime tolo ma tata chérie. _en souriant Elle finit par rigoler aussi et je la regarde. Lôbô : Mais en vrai, il ne blague pas deih tonton Momo. Eva pouffe de rire et j'affiche un regard aussi étonné qu'intrigué. Elle est sérieuse cette fille ? Je la vois se mettre la main sur la bouche. Eva : T'es sérieuse ? _en rigolant Elle me regarde comme si ça lui avait échappé alors qu'elle avait un sourire au coin. Limite elle rigolait en me lâchant doucement un "yafama". - .. Lôbô : Tata chérie ? Eva : Eh non mais ko môgô blemaniw malo ka dôgô. (Les gens clairs (très clairs de peau) sont impolis). - Lôbô n't'i ka kow la deih. (Je n'aime pas tes trucs) Lôbô : Yafama xaah. Eva : En plus tu rigoles toujours. Lôbô : Arrête, toi, tu me donnes du boulot. - Bref la ferme impolie. Chose impossible, elle entame un autre débat. Lôbô : Mais vous savez j'ai une pote, pas très pote hein genre connaissance, qui est aussi mariée à un émigré, maintenant ça fait plus de deux ans. - Et ? Lôbô : Elle, c'est un cas. Eva : Comment ? Lôbô : Bah, cette folle au lieu de bien se tenir parce que je ne sais pas pour toi Dily mais son homme à elle je vous assure il fait vraiment tout pour elle, même s'il vient que très rarement dans l'année, il aime la mettre bien. Mais elle, je ne vous raconte pas. Eva : Logiquement c'est ce que tu es entrain de faire. _en rigolant Lôbô : Ne casse pas mon délire. Bon bref la go, elle fait du n'importe quoi, déjà elle refuse de lui donner un enfant et.. Eva : Attends je t'arrête comment peux-tu dire qu'elle refuse ? Sûrement qu'elle n'y arrive pas. Lôbô : Nan, elle refuse vraiment, elle prend des pilules et tout. Eva : Ah ok. Lôbô : En plus elle trompe le pauvre homme. - Ce n'est pas bien ça. Lôbô : Voilà ! - Mais la situation n'est pas non plus facile. Lôbô : Je comprends bien, mais par exemple toi tu n'oserais jamais tromper ton homme. Pour moi mieux vaut qu'elle divorce que de mener cette vie mais va lui dire ça, elle te ramasse direct. Pourquoi se livrer à de tels actes ? Je n'ai jamais compris pourquoi certaines femmes se rabaissent de la sorte. Y'a t'il une raison valable pour se rabaisser au même niveau que ces hommes infidèles et inconscients ? Tout ceci m'a bien mise dans un état d'esprit où je voulais parler davantage, évoquer certaines pensées enfouies et déverser une part de tristesse de ma vie de couple. - Venant des femmes, j'attends beaucoup mais sans mentir je n'attends pas plus d'aucun homme et encore moins de celui qui porte le nom de mon époux. Certes je ne dis rien, mais je ne suis pas non plus bête, s'il m'arrive de faire confiance à cet homme c'est que je m'efforcerais à me voiler la face ou que je verrais autre chose de lui que de l'indifférence. Sûrement même que "mon mari" est entrain de me tromper en ce moment. Cet homme il lui arrive d'oublier qu'il a une femme. Je me demande même si ce n'était pas ces deux jours s'il avait conscience de mon existence. Il doit me tromper sans gêne. Eva : Pourq... ... : Bonsoir. On se tourne à l'entente de la voix et on voit ma belle-mère au seuil de la porte. Nous : Bonsoir. Je me lève pour bien la saluer et lui indiquer le fauteuil. - Comment allez-vous maman ? T.Odette : Bien. J'ai été prendre un verre d'eau pour elle, elle a pris une gorgée avant de me remettre le verre. - Maman, ma belle sœur Eva et ma nièce Lôbô. T.Odette : Ah oui tu avais dit que tu as de la visite, vous allez bien ? Elles : Oui Dieu merci et vous ? T.Odette : Bien. Personne ne parle plus, on garde les yeux sur la télé, moi tantôt sur la télé, tantôt sur mes doigts. Avec ma belle-mère, on n'a jamais vraiment eu de conversation et son fils tient d'elle, ils n'ont pas le temps de réellement considérer les gens. En plus on dirait qu'elle me regarde toujours d'un œil. Et là je ne sais pas si elle m'a entendu critiquer son fils, ça me gênerait beaucoup si c'est le cas. Que va-t-elle penser ? T.Odette : Marie ne mago b'e la. (J'ai besoin de toi) - Ah ok maman. Eva : Dily, je vais voir si ton neveu est réveillé. Tu m'accompagnes Lôbô ? Lôbô : Oui. - Ok mais fais attention aux escaliers. Eva : Oui, ne t'inquiète pas. Elles s'en vont laissant maman et moi. T.Odette : Elle est à combien de mois ? Son ventre est bien gros. - Oui. Elle doit être à six mois, je crois. T.Odette : Ah là ! Et toi ? Presque quatre je suppose. Son fils le lui a dit alors ! - ..oui. T.Odette : Pourquoi tu n'as rien dit ? - ... T.Odette : D'ailleurs tu le sais depuis quand ? - Y'a deux mois. T.Odette : Je n'étais pas là quand tu l'as su mais tu pouvais au moins prévenir mon fils. Tu te rends compte deux mois ? - .. T.Odette : Je te croyais assez responsable ou bien c'est justement parce que tu te sens aussi assez responsable que tu n'as rien dit ? Si je n'avais pas fait la remarque à Moïse, il n'aurait peut-être jamais su. Qu'allait dire les gens si on ne s'aurait pas occupé de toi pendant ton état ? - ..je suis désolée. T.Odette : Bon bref je ne vais pas en faire un plat mais dorénavant tu nous tiendras au courant de ce qui se passe et quand tu auras besoin de quoique ce soit tu appelles à la maison. Tu es suivie par un docteur ? - Oui. T.Odette : Bien, il faut que mon petit-fils se porte bien. - .. T.Odette : Désormais tu dois faire attention à tout ce que tu fais ainsi qu'à tout ce que tu manges. - Oui. Elle me regarde un moment puis prend son sac et y sort son portefeuille, je tourne la tête vers la télé. T.Odette : Viens Marie. Je tourne les yeux vers elle et elle me fait un signe d'approbation donc je me lève et pars m'asseoir près d'elle. Elle sort des billets et me les tend. T.Odette : Prends les. - .. T.Odette : Vas-y prends ! Sans plus comprendre ni passer par autre chemin je me hâte de les prendre vu le ton qu'elle a employé. - merci. T.Odette : Moï m'a dit de te les donner, c'est pour tout ce dont tu auras besoin durant le mois et il procédera de même pour les mois à venir si Dieu le veut. Après tu lui envoies ton numéro de compte bancaire, il devait te.. Je n'écoutais plus ce qu'elle me disait, j'étais troublée. Que dois-je comprendre par là ? Cet homme tient vraiment à me montrer que je ne suis rien pour lui. Cela fait presque quatre mois que nous nous sommes mariés et aucun instant il ne s'est retourné pour se demander comment je vivais, si j'avais de quoi subsister ou non, si je ne manquais de rien ou tout simplement faire son devoir comme le fait tout homme marié. Je n'en lui tenais pas rigueur car je n'ai pas besoin qu'on m'entretienne, je travaille et j'ai de quoi me nourrir mais c'est blessant de voir qu'on s'en fout de toi et de savoir que son mari n'assume pas son rôle par indifférence. Mon beau-père ayant compris que j'étais laissée à moi-même assumait le rôle de son fils, il prenait soin d'apporter le sac de riz et refusait que je paie les factures d'électricité et de l'eau. Moïse, qui durant tout ce temps n'a jamais pensé à me donner de l'argent pour les dépenses, aujourd'hui tient à le faire pourquoi ? Pourquoi c'est maintenant qu'il se soucie de moi ? Juste parce que je suis en état ? Et si je ne portais pas ses enfants ? Il s'en moquerait toujours de comment je gère mes charges. N'est-ce pas un message bien clair pour ma personne ? Je ne vois plus cet argent comme un devoir mais j'ai maintenant l'impression que c'est une rémunération d'être enceinte de lui. Cette somme, c'est sûrement pour ses enfants et leur survie, pas pour moi. Ce n'est pas une attention pour moi et ça me rend triste au fond. T.Odette : Ehye ! - .. T.Odette : Tu m'écoutes ? - ..mh maman ? T.Odette : Il t'a fait quelque chose Moï pour que tu le dénigres tant ? - ..non, je ne le dénigre pas. T.Odette : Dire devant tes proches que c'est un homme infidèle qui ne mérite pas ta confiance et de surcroît qui t'ait abandonnée, c'est le dénigrer. Elle m'a entendu. Qu'ai-je fait ? - ..ce n'est pas ce que je voul.. T.Odette : Non c'est bon. Je baisse la tête. T.Odette : Oui il n'a pas le temps, normal, c'est un homme très pris, c'est à peine qu'il arrive à passer du temps chez lui avec ses enfants s'il ne prend pas de congé et tu veux qu'il trouve comment le temps pour penser à une femme qui habite à des milliers de kilomètres ? - .. T.Odette : Et tu oublies que tu n'es pas non plus son choix, vous ne vous êtes pas mariés parce qu'il est tombé amoureux de toi donc pour qu'il puisse plus penser à toi faudrait peut-être que tu te démarques plus, faire sentir que tu existes parce que ce n'est pas ton silence radio qui te ferais démarquer. - .. T.Odette : Bref au lieu de te plaindre de lui pense à tout ce que tu ne fais pas. Tu peux prendre ces mots pour des conseils ou comme tu veux. Juste je ne veux plus t'entendre parler sur lui. Compris ? - ..oui. T.Odette : Bien. - .. T.Odette : Bon, je rentre. Appelle Moï pour lui dire que je t'ai donné l'argent. - D'accord. Elle se lève et je fais de même. Je l'accompagne dehors et m'apprêtais à faire la route avec elle quand j'ai remarqué qu'elle était venue en voiture, elle venait sûrement de quelque part sinon elle m'aurait fait appel à la maison, son âge est un peu avancé aussi. Retournant dans la maison, je monte rejoindre les filles, elle discutait en rigolant. Je me place près d'elles. Eva : Je t'assure. Lôbô : Tu as vu !? Eva : Oui. Je prends mon téléphone en hésitant mais les mots de ma belle-mère me revenaient sans cesse en tête. Ça me donne envie de pleurer au fond. Je suis si inintéressante que ça ? Je ne sais pas comment faire pour attirer son attention et je n'y tiens même plus, c'est bon je ne veux rien forcer. On est à des milliers de kilomètres et l'attirer plus vers moi ne me servirait à rien qu'à part m'infliger une douleur plus intense en espérant le revoir. C'est bon j'abandonne. Et si par cela il se pressait à te revoir ? Tu as pensé à ça Dily ? - ..non ça ne sert à rien. Eva : Euh ? _en me touchant - Anh ? Eva : Tu parles seule maintenant ? - Mais non, bref on descend ? Lôbô : Oui. Ils sont où même tes chocolats ? J'en ai très envie. Eva : Moi aussii. **Le lendemain, 16h57** - Ra, je crois qu'elle est malade, ce n'est pas dans ses habitudes d'être si calme. Ramata : Oui tu as raison. - Je vais voir si elle n'a pas de fièvre. Ramata : Allons ensemble. On s'en va dans le parc du centre, rejoindre Amina, une petite fille du centre, c'est l'une des plus piplettes. Elle a neuf ans, elle a été amenée ici quand elle avait quatre ans, sa mère l'a amené car elle disait ne pas pouvoir s'occuper d'elle toute seule, que son mari l'avait abandonné et qu'elle était sans famille et surtout pauvre. On lui a proposé de s'installer avec sa fille dans le centre afin d'apprendre un métier pour en suite lui permettre d'en exercer en prenant soin de la petite Amina mais elle a refusé, tout comme toutes les propositions qu'on a pu lui faire, elle disait n'être pas capable d'aimer sa fille comme il se doit parce qu'elle lui rappelle son mari. Je ne comprendrais jamais ces femmes qui disent ne pas pouvoir vraiment aimer leurs enfants qu'elles ont portés pendant neuf longs mois juste pour cause leurs pères. Est-ce que c'est le père qui a souffert les douleurs de l'accouchement ? Comment peut-on renoncer à son enfant parce que le père a fait ceci ou cela ? Je ne comprends pas et je ne veux pas non plus comprendre. - Amiina ! Amina : Mmh. - Viens là. Elle s'approche timidement de moi en baissant la tête. - Qu'est-ce que t'as ? Amina : rien. Je passe ma main sur son front et sans mentir ça se sentait qu'elle avait une forte fièvre. Je la prends et on prend le chemin de la pédiatrie. Ramata : Je crois qu'il y'a personne à la pédiatrie. - Comment ça il y'a personne ? Ramata : J'y suis passée devant et je n'ai vu personne. - Ok allons voir. Je me presse d'y aller avec Amina dans les bras. On arrive et effectivement il n'y avait personne à l'accueil, ni d'infirmière qui passe ni rien. - Mais où sont-ils tous passés ? Et Kanouté ? Ramata : Il n'est pas de garde. - C'est Kodio qui est de garde ? Ramata : Oui. Normalement le service de la pédiatrie du centre s'arrête à 18h et là on voit qu'il n'y'a déjà plus personne et qu'ils n'ont même pas pris le temps de prévenir. - Ils sont sérieux à rentrer avant au moins 17h30 ? C'est comme ça qu'il travaille Kodio ? Ramata : .. - Après je l'appelle, on ne doit pas en rester là. Allons à l'autre bâtiment, il doit y avoir un généraliste. On se met en route et je constate que la pédiatrie et l'hôpital sont un peu trop éloignés. On doit penser à réunir tous les services médicaux dans le même bâtiment. Je dois chercher un architecte pour concevoir le plan. Bref j'ai amené la petite chez l'un de nos médecins généralistes et en passant l'une des infirmières de la pédiatrie était là à converser pendant que le service était vide. Je lui ai fait comprendre que je n'étais pas contente d'elle car ça ne se fait pas de vider les lieux en plus en laissant les portes grandement ouvertes, faut être plus responsable. Aux environs de dix-sept heures et demi, je suis rentrée chez moi, j'ai vite fait pris une douche et me suis mise aux fourneaux avec Wandé. Je dois préparer le dîner de la famille. Chaque jour je fais le dîner pour mes beaux parents sauf le dimanche car je fais du zamè pour le déjeuner et y passe la journée un dimanche sur deux. Wandé : Laisse, je vais les couper, va plutôt manger j'ai réchauffé ton déjeuner, il est au salon. - Tu as préparé quoi ? Wandé : Tigadèguè. - Tigadèguè ?! Wandé : Oui comme tu n'as rien dit en partant ce matin. - Tu sais de quoi j'ai envie ? Attends ramène les plats ici. Elle s'en va les prendre et je saisis une casserole que je rince avant de mettre sur le feu. Wandé m'apporte le riz et la sauce que je déverse dans la casserole à ma volonté, j'y ajoute un peu d'eau et du sel avant de remuer le tout. Wandé : Tu fais quoi ? - J'ai trop envie de ça. Wandé : Mélanger le tout comme du zamè ? - Oui c'est exactement ça, c'est comme ça que j'aime plus cette sauce et que j'arrive à en manger beaucoup. Surtout avec l'odeur et le goût que je vais y rajouter. Wandé : Quelle odeur ? - Celle du brûlé. _en souriant Elle rigole, elle doit sûrement se dire que je suis folle mais loin de là, j'aime vraiment l'odeur du brûlé de la sauce d'arachide et ça faisait des lustres que je n'en faisais plus, là j'en ai eu tout à coup envie donc autant me servir. Wandé : Fais toi plaisir alors. En attendant je m'occupe des trucs pour le dîner. - Voilà, merci jolie. On rigole ensemble, mon téléphone sonne et j'y réponds vite toujours en rigolant sans regarder qui sait. - Allô. ... : Tu es de très bonne humeur à t'entendre. - Moï enfin Moïse ? Moïse : Logiquement mon nom doit être affiché sur l'écran. - Désolée, j'ai répondu sans regarder. Moïse : Je vois. - Attends une seconde. Je retire le téléphone de mon oreille et tourne le visage vers Wandé. - J'arrive et surveille mon plat je ne veux pas non plus qu'il crame hein juste un peu brûlé c'est tout. Wandé : Pas de problème, si j'hésite je l'enlève de sur le feu, à ton retour tu le remettras. - Oui bonne idée. - Allô. _en sortant Moïse : J'ai attendu ton appel hier et aujourd'hui aussi. Tu devais m'appeler selon ma mère. - Désolée, j'ai oublié hier et j'étais prise de la journée aujourd'hui. Je viens de rentrer. Moïse : Ok. Comment vas-tu donc aujourd'hui ? - Bien et toi ? Moïse : Bien aussi. Maman t'a remis la somme hier ? - Oui. Moïse : J'espère que c'est suffisant pour tes dépenses mensuelles. Plus que suffisant vu que je ne dépense pas grand chose, aujourd'hui j'ai été à la banque ouvrir un compte épargne bloqué, c'est uniquement pour l'argent qu'il m'enverrait car je compte le garder pour les vrais ayants droit c'est à dire nos enfants. - .. Moïse : Anh ? - Pourquoi c'est maintenant que tu penses à mes dépenses mensuelles ? Moïse : Euh...bah..c'est normal. Je sais comment fonctionne notre société. - Quand on s'est marié depuis ces mois ce n'était pas normal ? Moïse : ... - Je sais que c'est pour tes enfants que je porte que tu le fais donc s'il te plaît arrête de faire semblant de te soucier de moi. Moïse : .. Tantie Odette m'a dit d'arrêter de faire du silence radio et de me démarquer et lui il n'arrêtait pas de me dire de me lâcher. Je suis quelqu'un de calme mais qui sait dire des vérités quand ça ne va pas et qui sait très bien se taire aussi. Donc je n'ai pas besoin de me démarquer pour quiconque, je vais juste trouver le courage de dire ce qu'il faut quand il le faut sans être intimidée par lui. Car je suis comme ça de nature mais c'est cet homme qui me laisse dans un état où je ne sais que me taire. Avec lui je deviens mille fois plus réservée que la normale et je compte y remédier à moitié, oui à moitié car sans se mentir je ne crois pas être capable pour plus. Et en plus d'être mon mari, il est mon aîné donc je le respecte beaucoup. Moïse : Je me soucie de toi Dily. - Je t'assure que ce n'est pas la peine de faire semblant. Tu n'y es vraiment pas obligé. Je t'enverrai plus tard le numéro de mon compte bancaire. Aurevoir, j'ai le plat sur le feu. J'ai raccroché et je suis allée rejoindre Wandé dans la cuisine. Ai-je menti ? Il sait lui-même ce qui en est de cette soudaine attention et je pense que j'ai bien agi. Pas vous ? _________
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