9.

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_________ J'ai raccroché et je suis allée rejoindre Wandé dans la cuisine. Ai-je menti ? Il sait lui-même ce qui en est de cette soudaine attention et je pense que j'ai bien agi. Pas vous ? Mon téléphone se fait entendre de nouveau, j'y jette un oeil et c'est toujours Moïse. Si je pouvais, je préférerais ne pas répondre mais je ne le peux pas, ça ne se fait pas. - Je reviens. Wandé : D'accord. Je sors de la cuisine en le répondant. Je monte les marches. Moïse : Qu'est-ce que tu as ? - Je n'ai rien. Moïse : Tu as quelque chose contre moi ? Si oui, parle, je t'écoute. Je rentre dans la chambre et la ferme. - Je n'ai rien contre toi. Moïse : Si, donc tu vas de suite me dire ce qui ne va pas. Je t'ai dit que je vais faire de mon mieux pour être présent pour toi mais je vois que ça ne te fait pas plaisir. - Je me demande juste si tu allais faire la même chose si je n'attendais pas tes enfants ? Moïse : Pour dire vrai non. Il l'a dit !? - Voilà. Donc que veux-tu que je te dise ? Moïse : Je ne sais pas, bon tu as raison, on ne va pas se mentir, moi j'ai des priorités et prendre soin d'une femme figure en dernière position mais par contre prendre soin de mes enfants c'est la première de toutes. Et tant que tu portes mes enfants tu es ma priorité des priorités et rien que pour cela je peux changer ma façon de voir les choses mais cela dépend uniquement de toi. C'est à toi de voir si tu veux que les choses changent et s'améliorent entre nous ou si tu ne le veux pas. Je suis tout de même ouvert à toutes décisions de ta part. - Ok. Moïse : Donc ? - Quoi ? Moïse : Tu veux que je prenne juste les nouvelles des bébés et m'en foutre de ton état ou tu veux autre chose ? - Sans te manquer de respect ou quoi que ce soit, je te laisse le choix de faire ce que tu veux de toute façon une vie avec toi ou sans toi revient à la même chose. Merci au moins d'avoir été franc. Moïse : Tu préfères renoncer à toutes les attentions de ma part envers toi ? - Peut-on renoncer à quelque chose qu'on n'a jamais vraiment posséder ? Moïse : Oui, car c'est ce que tu fais. - Ce que je fais ? Moïse : Oui. - Non c'est plutôt toi qui m'oblige à le faire. Moïse : Qu'est-ce que tu racontes ? - Ce n'est pas toi qui m'a abandonné sans aucune nouvelle et sans moyen d'en avoir ? Pour toi c'est ça le mariage ? Moïse : Je ne t'ai pas abandonné, j'ai été obligé de reprendre le boulot plus tôt que prévu. - Ah plus tôt que prévu ? Moïse : Oui. - Tu sais pertinemment que ce n'était pas prévu, on devait s'installer ensemble ici, c'est ce qui a été dit. Tu devais revenir au Mali c'est ce qui était prévu. Moïse : Non tu te trompes, c'est ce que mon père voulait mais je ne le lui ai jamais confirmé. - Donc en vrai tu comptais faire quoi avec moi ? Moïse : Rester un ou deux mois puis répartir. - Ok. Moïse : Mais sûrement que ça aurait mieux changé les choses entre nous, on aurait mieux fait connaissance et peut-être que notre relation aurait été beaucoup plus construite et solide. - Pour ça fallait que tu t'intéresses vraiment aux gens. Moïse : C'est-à-dire ? - Non laisse, je n'ai plus rien à dire et je te respecte beaucoup pour entrer dans certains détails donc je crois que mieux vaut qu'on en reste là. Moïse : Tu sais c'est quoi le problème en vrai ? - Moi peut-être ? Parce que je t'ai été proposé ? Moïse : Loin de là. - ... Moïse : Le problème est que tu te suffis de peu parce que tu n'es pas assez audacieuse pour avoir ce que tu mérites. Sors un peu de ta coquille et là tu verras que pour avoir ce que tu veux il faut souvent t'imposer. - Peut-être dans le travail oui ! Je m'impose, mais là pour moi je ne crois pas savoir faire cela, c'est naturel. Je ne peux pas te forcer à me voir autrement et non plus à m'aimer donc je préfère me suffir pour ne pas plus souffrir. Oui c'est naturel mais je sais aussi que ça se crée les relations, le problème est juste que je ne sais pas comment créer une relation avec lui surtout pour finir par être délaissée. Avant le mariage, il avait réussi à se faire une place dans ma vie et dans mon cœur, mais là, je suis déroutée. Moïse : Plus souffrir ? - ..je crois qu'on a assez parlé, je dois faire le dîner donc... Moïse : Je ne veux en aucun cas te faire souffrir. Je sais que tu es novice dans tout ça. Malgré que tu t'approches de la tentraine tu es nouvelle dans les relations donc je peux comprendre et c'est justement te savoir si pure qui me culpabilise et me rend plus compréhensif envers toi. -.. Moïse : Toi et moi on doit sincèrement parler. Je te rappelle cette nuit si j'ai le temps. - Ok. Il a raccroché et je me suis laissée tomber sur le lit. Je dépose ma tête sur l'oreiller tout en fixant un point imaginaire. Je pensais ou plutôt j'essayais de le faire car je ne sais même plus quoi penser de tout ça. Et si dorénavant je prenne les choses telles qu'elles viennent ? C'est-à-dire faire en sorte que rien ne m'atteigne et ça voudrait dire ne m'attarder sur rien. S'il veut être présent pour moi quelque que soit le motif tant mieux ou s'il ne le veut pas ben tant mieux toujours. Je peux vraiment faire cela non ? **Deux heures plus tard** - Voilà c'est fini ! Wandé : Baara gneina ! (Beau travail !) Je souris. Wandé : J'aime bien comment tu prends ton temps à tout bien mettre en place. - Une bonne présentation du plat donne toujours envie de le manger. Wandé : Ah oui. - Bon vas-y attache, je vais chercher mon téléphone en haut et on y va. Wandé : D'accord. Je m'en vais prendre mon téléphone et puis me précipite pour rejoindre Wandé afin qu'on amène le dîner, aujourd'hui on a pris plus de temps que d'habitude. À moins de trois minutes de marche on arrive, je trouve mes beaux parents dans le salon entrain de regarder le journal, on se salue puis je m'assieds quelques minutes avec eux pour discuter. On parlait de tout et de rien surtout avec mon beau-père. ... : Bonsoir. - Bonsoir, ça va ? Diaba : Oui et toi ? - Oui ça va aussi Dieu merci. Diaba : Bien. C'est la cousine de mon mari, elle habite ici et on ne la voit presque jamais, donc nous ne sommes pas non plus très proches. Diaba : Il n'est pas encore là ? T.Odette : Qui ? Diaba : Bah André ! T.Odette : Qu'est-ce que tu racontes ? Diaba : Euuh.. Mon téléphone sonne, je m'excuse auprès de la famille et pars répondre c'était ma mère. Elle a pris de mes nouvelles et tout, et pendant que je regagnais le salon, je vois Kassim et un homme entrer dans la maison avec une valise. Je m'arrête et l'autre homme me sourit, je ne comprenais pas jusqu'au moment où il m'a parlé. ... : Ah donc j'ai devant moi ma belle sœur. C'est donc lui André, le frère de Moïse. Kassim : Elle-même. - Bonsoir. André : Bonsoir, comment tu vas ? - Bien et toi ? André : Oui pareil. ... : C'est André que j'entends là ! André : Oui c'est moi ! Il entre dans le salon tout joyeux profitant des retrouvailles avec ses parents, il venait de leur faire une surprise car personne ne se doutait qu'il allait rentrer au pays. Je les regardais tout content. Si seulement mon mari pouvait faire autant ! ... : Tu n'as pas l'air très contente toi. - Pourquoi tu dis ça ? Kassim : Tu as l'air pensive ou tu te dis que ton homme ne pourra pas venir te voir si le baby-sitter est absent. Comme s'il a déjà pensé à venir me voir ! C'est son frère qui garde souvent les enfants quand il vient sans eux d'après ce que j'ai compris, même pendant notre mariage, les enfants étaient sous sa surveillance, raison pour laquelle il n'y a pas assisté. Et puis Kassim là, nous ne sommes pas assez proches, même quand on était au lycée et là il prend trop d'aise avec moi. Moi avec mes "proche ou pas proche" là vous allez finir par me demander "avec qui même je suis proche ?". Bref on a discuté un petit moment tous ensemble puis je suis rentrée avec Wandé. On a dîné puis on s'est posé ensemble dans le salon devant la télé, je me suis connectée une minute et j'avais plein d'appels manqués de Isaac. Il m'a laissé un vocal comme quoi il avait des problèmes. Comme il n'était plus en ligne je l'ai tout de suite rappelé mais il ne m'a pas répondu, j'ai insisté en vain avant de lui laisser un message afin qu'il me fasse signe, j'ai fait pareil avec Moïse mais même chose et je n'ai pas non plus le numéro de leur fixe donc j'ai demandé à Moïse de me l'envoyer par message que j'avais besoin d'Isaac qui ne répondait pas à son téléphone. Après quelques minutes, je me suis retirée dans ma chambre car il se faisait tard. Je faisais ma prière quand mon téléphone s'est mis à vibrer, j'ai attendu de terminer avant de voir qui c'était. C'était Moïse, il y'avait aussi un message de sa part contenant leur numéro de fixe. J'ai donc lancé l'appel. Au bout d'une minute, on me répond. - Allô. ... : Oui allô. Une femme, ça doit être l'ex de mon mari. - Isaac est là s'il vous plaît. ... : Qui le demande ? Je suis Cynthia sa mère. - C'est Marie, sa belle-mère. Cynthia : La femme de Moï ? - Oui. Cynthia : Ah ! - Il est là Isaac ? Cynthia : Pourquoi ? Tu as quoi à avoir avec mon fils ? - On n'arrive pas à se joindre, j'ai besoin que tu lui passes le téléphone. Cynthia : Pourquoi as-tu besoin de parler à mon fils ? - Je te demande juste de lui passer le téléphone s'il est là. Cynthia : Non, il n'est pas là. - Comment ça ? À plus de 22h enfin 23h ? Cynthia : Oui. - Et tu ne te demandes pas ce qu'il fait dehors à cette heure ? Cynthia : Tu as combien d'enfants toi ? - ... Cynthia : C'est toi qui va m'apprendre comment gérer mes enfants ? - Je ne t'ai pas dit ça. Je m'inquiète juste pour lui. Cynthia : Inquiète-toi plutôt pour ta personne. - Pourquoi cette amertume ? On ne se connaît même pas. Cynthia : Bref mon fils n'est pas là et puis il n'a pas besoin d'une autre mère, il en a déjà une. - Je sais et je.. Cynthia : Et puis quoi ?! Ne te sers pas de mes enfants pour te rapprocher de ton soi-disant mari. Elle me raccroche au nez. Qu'est-ce que je lui ai fait à elle ? Si quelqu'un devait se fâcher c'est bien moi non ? N'est-ce pas elle qui habite chez mon mari ? [ Cynthia ] - Elle veut quoi elle ?! Je m'assieds devant la télé puis décide d'appeler Moï, il ne répondait pas, lui avec son travail, ce n'est pas la peine. J'éteins la télé et m'en vais rejoindre Ana dans la chambre, elle dormait à point fermé. Je me tiens à son chevet et lui carresse la tête. Elle veut que je retourne avec son père et ce n'est pas comme si j'y suis complètement contre mais bon il est compliqué Moï et de surcroît il a cette femme. Je n'ai pas trop envie de me prendre la tête avec lui et je dois penser à sérieusement me poser. Toute ma vie, j'avais attendu que Moïse veuille bien m'épouser mais il y'avait toujours un problème, si ce n'était pas entre nous, c'était entre sa mère et moi. Cette dame elle a toujours quelque chose à dire, elle s'intéresse à tout et n'importe quoi. Et Moïse aussi qui est trop arrogant et veut toujours qu'on fasse les choses à sa manière. Ces deux ils ne sont pas du tout facile à vivre je vous assure. J'étais avec Moï depuis mes dix-sept ans, c'est fou comme ça fait longtemps. À cette époque il n'était pas un adepte du travail, normal vu qu'il n'avait pas fini les études. Quand je repense à nos débuts, ça me donne envie de le reconquérir, d'oublier nos différends et de me remettre avec. Il m'a souvent fait du tort quand on était ensemble et la négligence était la première mais je le connais et je sais comment il fonctionne, j'aimerais faire plaisir à notre fille et à moi-même en réessayant avec lui. Ça ne me coûte rien de retenter quelque chose avec le père de mes enfants surtout pour eux, pour ma petite princesse. [ Eva Madina ] - Demain j'ai rendez-vous chez le gynéco, on y va ensemble ? Aimé : Quelle heure ? - 16h. Aimé : Ok, j'irai te prendre à ton bureau. - Pas de problème. Aimé : Au retour, on passera voir mon amie, elle a accouché. - Quelle amie fôlô ? (D'abord) _en me redressant Aimé : Zara. - Ah Zara, ok pas de soucis si c'est elle. Aimé : Et si ce n'était pas elle ? - Je n'irai nulle part, tes supposées amies là, non pas question. Aimé : Eh. - Oui, tu crois que je ne sais toujours pas qu'elles ont toutes eu une histoire avec toi ? Il rigole. - Coureur de jupons que t'es ! L'homme là, presque toutes ses amies sauf celle dont il parle maintenant étaient ses copines d'avant et lui il pense que je vais considérer ces femmes là comme des amies bien-sûr que non. Aimé : Ok, c'est toi qui décides chérie. Tu as raison. - Pourquoi tu me donnes raison ? Aimé : Parce que tu es ma femme chérie. - Non, c'est parce que tu ne veux pas que je m'énerve et ça, ça m'énerve. Aimé : Ça t'énerve que je ne veuille pas que tu t'énerves ? - Oui, parce que je le veux moi. Il rigole en prenant ma main. Aimé : Tu sais que tu ne le dois pas dans ton état. - Je sais. Aimé : Donc voilà, je dois m'assurer de cela. Ce n'est pas beau de te voir énerver et anxieuse parce que tu te fais des films pour finir par te faire du mal. Je n'ai pas oublié les crises que tu m'as faites la dernière fois que tu étais enceinte. Quand je suis tombée enceinte de mon fils, tellement que je ne m'y attendais pas à moins de quelques mois de mariage que je n'y croyais pas, j'avais peur de faire une autre fausse couche même là j'ai peur mais moins qu'avant. Comme quelques-uns de vous le savez déjà, j'ai tendance à devenir hystérique pendant la grossesse, je doute de tout et de tout le monde, j'ai tout le temps l'impression de me faire tromper, d'être délaissée, mal-aimée donc un jour j'ai remis la maison sens dessus dessous parce que je manquais de confiance, j'ai honte de tout ce que j'ai fait ce jour. Maintenant avec Aimé, je suis beaucoup plus rassurée car il m'a compris et il fait tout pour éviter que je me fasse du mal, il ne prend pas en compte mes sautes d'humeurs, il fait comme si de rien n'était pour me mettre bien malgré que je sois souvent insupportable, chose que j'essaie de changer. Un homme compréhensif c'est ce qu'il est, il m'épaule comme jamais. Je ne dis pas qu'il est parfait mais j'ai tellement de chance de l'avoir car c'est lui qu'il me fallait ! - Tu sais que je suis heureuse de t'avoir Bibi. Aimé : Non, je ne sais pas. Montre-moi. _en souriant - Déjà tu vois comment tu m'apaises. Aimé : Je t'apaise ? Ah bon ? Je ne le savais pas. Il se met à rigoler et je lui donne une tape sur la tête. - Tu te joues de moi n'est-ce pas ? Aimé : Il se peut. Bon il se fait tard, on part se coucher. - Oui, allons. On a éteint la télé et nous sommes allés nous mettre au lit, on a fait une petite prière du soir et on s'est couché. Je n'ai pas tardé à trouver le sommeil. *** Pendant ce temps, Marie ne trouvait pas le sommeil, elle pensait au problème que cet adolescent pouvait bien avoir. Elle voulait coûte que coûte lui parler mais rien n'y fait, il était injoignable. Moïse, de son côté, venait de finir son service, il ne s'est plus tardé à prendre le chemin de sa maison car il n'y avait pas mis les pieds de la journée et plus y est il devait avoir une conversation en toute tranquillité avec la femme qu'il a épousé mais c'était sans compter sur son ex qui l'attendait. Et cette dernière pensant que son fils était bien à la maison ne s'était pas donné la peine de le vérifier alors que son fils était dans la rue en mauvaise posture. Cynthia : Tu es rentrée ? Moïse : Tu ne dors toujours pas ? Cynthia : Non, je t'attendais. Moïse : M'attendre pourquoi ? Cynthia : Juste comme ça. Je t'ai laissé un plat, attends que je le rechauffe. Moïse : Non, je n'ai pas très faim. Cynthia : Vas-y va te rafraîchir le temps que je le rechauffe. Moïse : Toi tu as quelque chose derrière la tête. Cynthia : Non, tu m'héberges et la moindre des choses est que je sois gentille. Moïse : Oui c'est ça. J'arrive en tout cas. Quelques minutes plus tard, il mangeait à table avec elle. [ Moïse ] - Tu sais que tu es mignonne quand tu veux. Cynthia : Je le suis tout le temps, c'est toi qui me fatigue. - Tu as commencé à te chercher un appartement ? Cynthia : Pas encore. - Pourquoi ? Elle vient se placer devant moi et dépose sa main sur mon épaule. Cynthia : J'ai envie de passer plus de temps avec vous. - Qu'est-ce que je t'ai dit ? Ne te fais pas de faux espoirs. Cynthia : Je ne m'en fais pas. - Donc n'essaie pas de faire ce que tu veux faire. Cynthia : Eh tu crois que je veux faire quoi ? - ..Cynthia, ne joue pas à ça. Cynthia : ... - Tu sais bien que c'est toi qui perdras le plus. Cynthia : Je suis célibataire moi et je sais que tu n'aimes pas cette Marie. Tu peux toujours la sortir de ta vie Moï. - Qu'est-ce que tu en sais ? Cynthia : Je veux qu'on se remette ensemble, on s'en fout d'elle, dis la de refaire sa vie pour que nous continuons la nôtre. Elle n'a pas plus à t'offrir que moi, je suis la mère de tes enfants, on se connait toi et moi. - Elle aussi porte mes enfants. Cynthia : Tes enfants ? - Oui. Et puis tu as toi-même dit que tu ne comptais plus retomber dans mes filets. Cynthia : Je ne le peux pas et tu le sais bien que moi. D'habitude tu en profites. Une longue vibration se fait entendre, c'était mon téléphone, je regarde et c'est Marie. J'avais oublié de la rappeler. - Allô Marie ! Cynthia : Encore elle ! Marie : Allô, tu es à la maison ? - Oui pourquoi ? Marie : Je n'arrive toujours pas à joindre Isaac, dis-moi s'il va bien. Il m'avait appelé plusieurs fois, je crois qu'il a un problème. - Mais non je pense qu'il va bien, je vais le voir dans sa chambre. Marie : Ok. - Il dort Isaac ? Cynthia : Oui je crois. Elle veut quoi à mon fils elle ? Je m'en vais dans la chambre d'Isaac et il n'était pas là. Je vérifie dans toute la maison et rien. - Vas-y couche toi Dily, demain je te rappelle. Je raccroche et demande à Cynthia si elle l'avait vu sortir. Je prends mes clés et me dirige vers la porte. Cynthia : Je viens avec toi. - Non, Ana est seule. _en sortant Au moment où je sors de l'immeuble, je vois mon fils me tomber dans les bras complètement défoncé. [ Mariam ] - Tu penses quoi du fait que Bakary veuille prendre une seconde épouse ? Ibrahim : S'il est décidé et qu'il l'aime je le soutiens. - Donc tu es d'accord pour la polygamie ? Ibrahim : C'est son choix Mariam. - Ok, je lui ai quand-même dit que ce n'était pas facile. Ibrahim : Il le sait bien. ***Le lendemain, 11h06*** [ Eva Madina ] Emmanuel : Je peux bouger maintenant. - Mdr oui n'amour . _en rigolant Emmanuel : Coiffure by M. Keïta. Je rigole. - Eh oui le meilleur des maris. Emmanuel : Toi, la meilleure des chiantes. - Elle-mêm....attends t'as dit quoi ? _en me tournant vers lui Emmanuel : Que tu es la meilleure. _en rigolant - La meilleure des quoi ? _en me levant Emmanuel : La meilleure des meilleures. - Des quoi ? Répète ce que tu avais dit. Sur la vidéo je me vois lui donner des tapes au torse et il reculait petit à petit en rigolant. Emmanuel : Des chics femmes. - Menteur tu as dit chiante. Emmanuel : Oui. - Quoi ? Emmanuel : Tu es chiante. Je continue mes tapes et vois qu'on finit par tomber sur le lit et je ne voyais plus rien, j'entendais juste les voix. Emmanuel : Arrête honey tu n'es pas chiante. - Dis tu es la meilleure des femmes mon amour Eva, la reine de mon cœur. Emmanuel : Je t'aime mon amour Eva, la reine de mon cœur et la meilleure des dames. Madame Simbo m'bi fei. Mais qu'est-ce qu'il veut Emmanuel ? Et moi je suis là à regarder ça. À peine que je tape sur le clavier que d'autres vidéos se chargent, y'avait ceux du mariage et d'autres. - Tu cherches quoi ? Et d'où as-tu eu mon numéro ? Aussitôt que je l'avais appelé il m'avait répondu. Emmanuel : Tu vas bien ? - Je t'ai posé une question. Qu'est-ce que tu cherches à faire en m'envoyant tout ceci ? Emmanuel : Je veux juste qu'on parle. - Et c'était nécessaire d'envoyer ces vidéos ? Emmanuel : Oui parce qu'on doit faire table rase du passé, je veux juste qu'on fasse un point sur tout ça. - C'est sûr qu'après cela tu vas me laisser dans mon coin ? Emmanuel : Oui, j'ai besoin de juste parler sincèrement avec toi pour qu'on enterre de commun accord ces épisodes pour ne rien garder de mauvais. On n'a pas besoin de s'en vouloir pour ce qui s'est passé. - Tu as raison. En plus c'est ce qui était mieux. Tout le monde est beaucoup plus heureux et je ne tiens pas à garder de rancune. Emmanuel : ... - J'espère pour toi que tu vas effacer ces vidéos car ça ne sert vraiment à rien. Emmanuel : Donc on peut se voir aujourd'hui ? - Non, je ne pourrais pas aujourd'hui. Emmanuel : Et demain ? - ... Emmanuel : Vas-y, on discute vite fait. Eva, il est temps de se mettre sur de bonnes bases. - Hum ok. Emmanuel : Bien, merci. Je t'envoie après le lieu et l'heure, tu me diras si ça te convient. - Pas de problème. Je vais aller lui parler et l'écouter, ça se voit qu'il en a besoin. Je me demande s'il est aussi heureux dans son présent que moi je le suis dans le mien. Me séparer d'Emmanuel a été ce qu'il fallait de mieux pour moi je vous assure. Je suis plus épanouie aussi bien sur le plan personnel que sur le plan professionnel grâce à Aimé. Il y'a bien des relations néfastes, ce n'est pas du mensonge. (Donc ceux qui n'y arrivent toujours pas faites vos deuils du couple Emma-Eva s'il vous plaît). *** Comme convenu, le lendemain je suis allée rejoindre Emmanuel. Après nous être salués, j'étais entrain de me mettre à table avec lui quand je vois un pote de mon mari, lui foye te maara a kônô (il ne sait rien garder pour lui) même quand il te voit avec ta mère il le dit donc imaginez qu'il dise ça à Aimé alors que je ne lui ai rien dit sur un quelconque rendez-vous en plus j'étais censée être maintenant chez mes parents. J'espère juste qu'il ne me verra pas car je n'ai pas envie de dire à mon mari que j'ai été voir mon ex, ce n'est pas quelque chose qui se fait, ça le blessera sûrement. Emmanuel : Tu veux boire quelque chose ? - Non rien. On parle vite ok. Je n'ai pas dit à mon mari que je sortais et s'il l'apprend comme ça, ça ne lui ferait pas plaisir. Emmanuel : Il est jaloux ? - Il me fait confiance. Emmanuel : Ok, tu ne veux rien prendre ? - Non ça va. [ Oumou Marie ] Farida : Tu es sûre ? - Oui, j'ai envie de surprendre tout le monde et vaquer à la folie pour une fois. Farida : Je te soutiens ma belle. - C'est une bonne idée alors ? Farida : Oui, il faut souvent se secouer. - Voilà, c'est Eva qui m'a mis cette idée dans la tête. Farida : Elle a bien fait. Ko kolo te neinla ko a te yèlèma ! (La langue n'a pas d'os pour l'empêcher de remuer disons-nous!) _______________
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