C HélèneMa fille !… ma fille !… E. DE VAULABELLE.– Un Enfant. Après l’abandon de Maurice, Hélène avait voulu se tuer, et sans doute la timidité et la crainte de la douleur ne l’eussent point arrêtée dans ce projet, si un instinct plus fort que son désespoir ne l’eût impérieusement attachée à la vie – et en pleurant elle donnait le sein à son enfant. Quand elle fut décidée à vivre, quand son chagrin lui permit de réunir ses idées, elle vendit le peu qu’elle possédait encore ; de ses domestiques ne garda qu’une servante, et se réfugia dans une petite maison bien isolée – là elle se livra à ses regrets et aux soins que réclamait une petite créature – peut-être la fille de Maurice, sans beaucoup songer à l’avenir, comme un sort misérable ne l’y avait que trop accoutumée, et d’ailleurs ayan


