CIHélène alors trouva dans sa résolution un invincible courage. Son amour pour Maurice était un fanatisme – mais le fanatisme seul a fait de grandes choses. Elle se mit à travailler pour une lingère, et à gagner péniblement huit ou dix kreutzers par jour, auxquels le peu d’argent qu’elle avait encore ajoutait le nécessaire. Mais, quand vint le moment de payer le loyer de sa chambre, elle ne put le faire, et le propriétaire, irrité des refus obstinés qu’elle avait opposés à ses vœux, la chassa, ne lui laissant emporter qu’un matelas, une chaise et sa petite table. Hélène chercha une chambre encore moins chère, et s’installa en ce misérable équipage, travaillant toujours pour sa fille ; et le soir, avant de se coucher, contemplant à la lumière le portrait de Maurice, qu’elle avait recollé


