M. de Courbarols sursauta. Le sang montait plus fortement au visage de Thibaut, qui devenait pourpre. Les mains, qui s’appuyaient aux accoudoirs du fauteuil, tremblèrent un instant. M. de Courbarols balbutia : – Mais je ne puis, Hilarine... je ne puis... Comprenez donc, la fortune n’est pas à moi... – Monsieur le comte a disposé de grosses sommes à l’insu de Mme la comtesse. « Ainsi à Deauville, l’été dernier... » Le comte l’interrompit, les lèvres blanches. – Comment avez-vous su ?... Les paupières d’Hilarine battirent légèrement. – Tout se sait. Et il se pourrait que Mme la comtesse, un jour, n’ignorât plus... M. de Courbarols eut un tressaillement. Le sang, maintenant, se retirait de son visage. Hilarine, après un court silence, ajouta du même ton paisible : – Toutefois, si


