IIICe même jour, les Courbarols donnaient un bal. La comtesse, depuis la mort de son premier mari et de ses petites filles, n’aimait plus le monde. En outre, sa santé toujours chancelante lui faisait désirer une existence tranquille, tout occupée de son fils et de ses œuvres de charité. Mais Marcelle ne l’entendait pas ainsi. Très habilement, elle avait su circonvenir sa belle-mère, afin que celle-ci acceptât de bonne grâce que M. de Courbarols conduisît fréquemment sa fille dans le monde. Le comte l’aidait, d’ailleurs, dans cette tâche qui consistait à aveugler sa femme. Il disait : – Il faut que nous songions à marier Marcelle, chère amie... Pour cela, nous devons cultiver nos relations et en faire de nouvelles. Mme de Courbarols, d’abord, se rangeait à son avis. Il ne lui paraissai


