De Jean Valjean à d’Artagnan René Hénoumont En ai-je vu au cinéma, à la télé, des Jean Valjean ! À jamais le forçat évadé, l’homme qui soulevait un tombereau, Monsieur Madeleine, le protecteur de Cosette, la petite fille à la poupée qui tirait un seau du puits des Thénardier, les infâmes aubergistes du Sergent de Waterloo, Jean Valjean restera Harry Baur dans Les Misérables de Raymond Bernard (1933), version jamais égalée. Le cinéma fut mon école fondamentale. J’ai appris l’Amérique avec Tom Mix chevauchant dans la prairie où le poing de l’homme blanc faisait la loi comme le proclamait un sous-titre aux lettres chantournées. Double Patte et Patachon ou le rire, Chariot le rire et les larmes, ça se passait à la taverne Le Phare au cœur de Liège dans une petite salle où l’on prenait plac


