14Là-haut le rideau reste tiré. Aucun nuage, soleil ou oiseau pour interpréter les actes d’un ballet naturel. L’aspect plombé du ciel, sa constance dans la négation baveuse de toute couleur, cette chape me mine. Je préfère encore la lumière artificielle des galeries du métro. En prévision d’une interpellation, mon alibi est prêt : je recense et recopie les graffitis qui nourriront une volumineuse monographie des tags et autres lithographies urbains. À intervalles réguliers, pour tromper la vigilance éventuelle de l’œil derrière les caméras, je griffonne des notes dans un carnet, à l’occasion j’y croque des personnages croisés. Aux heures de pointe, je ne m’étonne plus de l’agitation, du flot d’humains à l’assaut des wagons. Ils courent vers leur bureau et l’immobilisation volontaire. Le tr


