Chapitre 10 Le gazouillis des oiseaux volant de branche en branche me sort de la profonde torpeur qui engourdit mes membres et ma pensée. Bien campé dans le fauteuil, j’écoute attentif. Le vent gémit doucement dans les arbres au moment où sous les chauds rayons du soleil, le Roucas Blanc s’expose une fois de plus à ma vue. Mon âme tressaille de joie devant la beauté de ce spectacle. Immobile, j’attends mon heure, mais je voudrais prendre à la vie quelques plaisirs avant de retomber dans la nuit infinie. L’astre bienfaisant entre par la fenêtre, chauffe mes bras inertes puis toutes mes chairs desséchées. L’espoir de petits bonheurs est là. Merci mon Dieu, je vivrai encore cette belle journée de printemps… Aujourd’hui comme hier, cette maudite migraine ne me quitte pas, les autres souffran


