Chapitre 11-3

2353 Mots

Au bout de trois semaines, les médecins ont abandonné toute idée d’opération, la confiance renaît. Cet espoir d’amélioration repose aussi sur l’évolution récente de mon retour à la santé. Au fil des jours qui suivent, les crises deviennent de moins en moins fréquentes, de moins en moins pénibles. Je me remets à marcher plus facilement. Les médecins, tout en étant prudents, concluront que je devrais être tiré d’affaire. Je me dis alors que j’ai eu beaucoup de chance, je pense souvent à mon pauvre Latif. Je n’ai pas peur de cette existence presque solitaire, quasi monacale. Ce sont des temps nécessaires pour recouvrer non seulement de la vigueur, mais aussi un équilibre moral ou du moins une partie de ma sérénité. Je fuis donc la compagnie de la cinquantaine d’autres soldats, tout comme moi

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