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4876 Mots
CHAPITRE 6 *** Ahlem Bekale *** Ce matin, je suis seule à la maison avec les deux hommes de ma vie. La nounou a pris une journée de congé pour un problème familial et Marco a décidé de bosser depuis la maison dans son bureau. Je me suis occupée de mon petit cœur et s’il s’est endormi à nouveau. J’ai rangé la chambre et mon armoire lorsque j’ai retrouvé un paquet de lingerie. J’ai pris la boite en ouvrant pour voir le contenu. J’ai rigolé parce que j’avais commandé ça pour la St Valentin, je ne sais pas à quoi je pensais parce que j’ai accouché 4 jours avant. Après ma douche, j’ai enfilé la lingerie en dentelle 3 pièces de couleur rouge. Je me suis regardée dans le miroir de la salle de bain sous tous les angles. On dit merci à qui pour m’avoir aider à retrouver une belle silhouette ? Merci Marielle ! Bon ce n’est pas totalement la silhouette du début, j’ai un peu plus de seins et encore un peu de ventre à perdre mais je suis déjà satisfaite. Je suis retournée ouvrir l’armoire pour chercher des talons aiguilles, ça fait longtemps que je n’en ai pas mis d’aussi hautes. Je me suis maquillée et parfumée en retirant mon bonnet en satin pour mettre une perruque sur ma tête. C’est dans cet accoutrement que j’ai rejoint Marco avec mon portable en main pour filmer sa réaction. J’entendais sa voix, il est en visio conférence, il participe à un webinaire avec des gens qui sont je ne sais dans quel pays mais il parle en anglais. J’ai activé le mode vidéo et j’ai poussé la porte doucement. Il était très sérieux avec sa chemise bleue et son jean noir, il était dans les grands discours mais est-ce que moi je comprends anglais ? Je suis rentrée le sourire aux lèvres en fermant la porte derrière moi. Quand il m’a vu, il a eu un gros bug, je me suis retenue d’éclater de rire. Marco (déconcerté): No...It is always important to target the needs of the customer. ... (me lançant un regard) ...Whatever the nature of the content created, it must be perfectly in line with the expectations of your targets… (se redressant sur son siège) … This is when we talk about cross media … (se reclant la gorge) … Il est devenu nerveux d’un coup à bouger sur son siège et me regarder au coin de l'œil. Je l’ai vu soulever son portable doucement et le pointer vers moi pour prendre une photo. Une autre personne a pris la parole et il a coupé son micro en me dévorant du regard. Marco: Pourquoi tu fais ça bébé ? Moi (tournant sur moi-même): ça ne te plait pas ? Marco: Je suis en train de bosser Ahlem. Interlocuteur: So Mr KOUMBA ? Marco (remettant son micro): Yes ? Interlocuteur: How do you create relevant content but above all how do you make it visible? J’ai posé mon téléphone et je me suis mise face à lui en me mettant à danser sans musique de façon très sensuelle et provocatrice. Il a passé la main sur son front en le massant doucement. J’ai retiré mon porte-jarretelle en premier tout doucement en le glissant le long de mes jambes. Je l’ai tenu dans ma main en le faisant tournoyer doucement puis j’ai fait semblant de vouloir le balancer au visage de Marco. Il a failli bondir de son siège et moi j’ai failli éclater de rire vu sa réaction. Moi (remuant des lèvres): Marco (lisant sur mes lèvres): Il a passé la main sur son visage en soupirant, il commençait à changer de couleur en virant vers le rouge. Après mon défilé solo et ma danse, je suis passée sous la table en reculant doucement son siège pour m’accroupir entre ses jambes. Il était en train de parler comme si de rien n’était alors que j’avais son s**e tendu entre mes mains, je l’ai pris dans ma bouche. Il a marqué une pause, s’est raclé la gorge et il a continué son argumentation. Je l’ai pris en fond de ma gorge puis je l’ai ressorti lentement en suçant son g***d puis le léchant sur toute la longueur comme une glace avant d’aspirer ses boules. Marco est tendu comme un arc actuellement, son s**e est bien dressé et pointe vers le haut, ça pointe vers un futur glorieux. Quand je vois une érection comme ça, j’ai envie de la recevoir en moi, c’est quelle réunion qui ne finit jamais ? Je me suis relevée en m’asseyant sur la table à côté de son ordinateur et j’ai écarté mes jambes en me mettant à me caresser doucement. Il n’a pas résisté et il a déplacé sa main en la glissant entre mes cuisses en restant concentré sur sa conférence. Moi (me mordant les lèvres): Hummm… Il a poussé le bout de tissu qui cachait mon intimité sur le côté et c’est le sourire aux lèvres qu’il a introduit son doigt en moi puis un deuxième. Il s’est mis à les tourner et les replier en moi, il m’a regardé avec des flammes dans les yeux et j’ai jouis en serrant mes jambes. Ses doigts sont ressortis humides et je les ai léché. Marco (pressé): Good luck to everyone. And I hope to see you next month. Je n’ai pas calculé les au-revoir, il a rabattu l’écran de son ordinateur d’un coup. Il s’est levé de son fauteuil la queue tendue en me tirant sur le bord du bureau, il m’a pénétré d’un coup. J’ai eu le souffle coupé, aucun son n’est sorti de ma bouche qu’il s’est mis à me donner de grands coups de butoir. Marco a baissé son pantalon et son caleçon jusqu’à ses chevilles, il a dégrafé mon soutien en dentelle avec précipitation, son s**e continuant à me ravager férocement. Moi (m’accrochant à son cou): Bébé !!! Marco (pressant ma poitrine): C’est ce que tu cherchais Ahlem ? C’est ça ? Moi (poussant son bassin): Haaaan my God ! Marco (bloquant ma main): Ahlem ? Moi (savourant chaque coup): Ouiiii … Ouiii c’est ce que je voulais (le regardant droit dans les yeux) Je voulais que tu me b****s Marco…. Je voulais ta queue. Il m’a tenu par le cou en continuant de me limer sans pitié, il s’est retiré lentement en me faisant râler et il s’est accroupi entre mes jambes pour me dévorer le minou, je me suis allongée dos sur la table en gémissant fort. Quelques minutes plus tard, il m’a à nouveau pénétré, il m’a décollé de la table en me prenant debout dans la pièce. Il me faisait claquer fort contre lui en pressant mes fesses alors que nos langues s’emmêlent de manière désordonnée. Moi (prise par l’o*****e): AAAAAH … Marco dépose-moi !! DEPOSEEEEE MOI Il s’est assis sur son fauteuil avec moi au-dessus de lui toujours avec son s**e en moi. On aurait dit que j’étais en transe alors qu’il absorbait goulument un de mes tétons, ses mains sur mes hanches qui ondulent encore toutes seules. J’ai comme une décharge électrique qui parcourt mon corps sans cesse et me fait trembler. Marco (me tenant par les fesses): Tu vas me faire jouir ! Moi (secouée): Je veux… Je veux que tu te lâches en moi. Il s’est mis à grogner alors que son s**e vibrait en moi, je me suis relevée avec sa semence qui coulait le long de mes cuisses et de son s**e encore tendu. Je me suis penché pour l’embrasser quand on a entendu la voix de Maman Ike dans la maison. Marco s’est rhabillé et il est sorti du bureau au moment où elle était devant la porte. Elle n’est pas seule, elle est avec Célia. Et comment je fais maintenant ? Moi (sms): Marco ? Murimami (sms): Oui chérie ? Moi: Euh… Tu n’as pas oublié quelque chose ? Murimani: Comme quoi ?. Moi: Tu peux m’apporter des vêtements stp ? Murimami: Pourquoi ? Je te préfère à poil. Moi (soupirant): Merci mais il faut que je sorte de là. Murimami: Remets la petite lingerie en dentelle, je suis sûr que ma mère et Célia vont adorer comme moi. Moi: Marcoooo Murimami: Je t’aime aussi. Je ne peux pas sortir comme ça, j'entends toujours leurs voix et si je sors, elles vont forcément me voir si elles sont dans le salon. J’ai commencé par enlever mes talons aiguilles en les posant dans un coin. Il n’y a même pas un bout de tissu dans cette pièce qui traine pour que je me couvre. J’ai appelé Marco mais il n’a pas décroché, j’ai envie de l’insulter. Il m’a envoyé un message avec en pièce-jointe la photo qui l’a prise de moi quand je suis rentrée le déranger. Murimami (sms): Je b***e encore Moi: Viens me sortir de là Marco !!! Murimami: Tu ne me donnes pas d’ordre. Ce n’est que 15 minutes plus tard qu’il est revenu dans le bureau avec une robe en main. Il a fermé la porte et il avait un sourire moqueur sur les lèvres. Il s’est approché, j’ai voulu prendre la robe qu’il m’a tiré par les hanches en m’arrachant un b****r enflammé. Marco (voix grave): Tu as été très vilaine Ahlem. Moi: Tu as aimé, n’est-ce pas ? Marco (caressant mes fesses): On recommence ? Moi: NON ! J’ai enfilé ma robe par-dessus et je suis sortie de là en courant vers les escaliers pour regagner la chambre et filer sous la douche enlever toutes les traces de Marco sur mon corps. Je me suis habillée proprement et je suis descendue dans le séjour en allant saluer MamanIke et Célia qui avait Murime. Il s’est mis à pleurer dès qu’il m’a vu, je l’ai pris dans mes bras en lui faisant des bisous. Marco: Tu y vas à quelle heure ? Moi (regardant sa montre): Je ne vais pas tarder. Marco: Tu es sûre que tu ne veux pas que je t’accompagne ? Moi: Pas aujourd’hui ! Je veux d’abord le voir toute seule. Marco: Ok. Soit sage et prudente sur la route. Moi (embrassant mon fils): Oui… ne t’inquiète pas. Marco (tendant les bras): Je vais le prendre. Murime (pleurs): Marco (grosse voix): Hey ho toi ne commences pas à me casser les oreilles. Moi (amusée): Pourquoi tu le gronde ? Marco (regardant son fils): Il y a quoi ? Tu pleures quoi ? Murime (hoquetant): Marco: petit rigolo ! Je leur ai fait des bisous à mes hommes préférés. J’ai informé Maman Ike que je sortais et je serai de retour pour midi j’espère, de toute façon, j’ai fait à manger la veille. J’ai ouvert le portail en sortant la voiture. C’est une automatique que j’ai donc c’est beaucoup plus facile pour moi avec caméra de recul, je ne pourrais pas prétexter que je n’ai pas fait attention. Je suis allée jusqu’à STFO où habite mon père. Il n’a pas déménagé depuis le temps, je me suis garée contre sa barrière et je suis descendue avec mon sac. C’est la dame de ménage qui m’a ouvert et accueilli. Je l’ai suivi dans la maison en entrant dans le salon. Mon père s’est levé quand il m’a vu, mon cœur s’est mis à battre fort dans ma poitrine, ça doit faire 4 ans que je ne l’ai plus vu ni adressé la parole. Nous nous sommes salués en nous faisant la bise et il m’a invité à prendre place tout en me regardant. Papa: Tu veux boire quelque chose Ahlem ? Moi: Juste de l’eau merci. Papa: Tu arrives chez moi et c’est de l’eau que tu veux boire ? Tu ne prends pas d’alcool ? Moi (le regardant): J’allaite encore donc j’évite. Papa (soutenant mon regard): Ok, du soft alors ! La dame de ménage a apporté plusieurs boissons sur un plateau, des verres et de quoi grignoter. Finalement, j’ai pris du jus multifruits et mon père un verre de whisky en plein 10h30 du matin qui fait ça ? Enfin bref. C’est moi qui ai tenu à le voir depuis tout ce temps et je n’arrive même plus à mettre mes idées en place. Ca me fait juste bizarre de me retrouver là et qu’il me parle comme si de rien était. Papa: Tu as bonne mine à ce que je vois, pour une jeune maman, tu es en forme. Moi: Merci… Je suis bien entourée c’est pour cela. Papa (me regardant): Comment va ton bébé ? Comment il s’appelle déjà ? Moi : Il va très bien, il grandit vite, il a 5 mois maintenant. Il s’appelle Murime. Tu veux voir une photo ? Papa: Oui je veux bien. J’ai sorti mon portable du sac en m’approchant de lui et lui montrant les photos de Murime que j’ai prises hier soir. Il était de bonne humeur hier alors j'en ai profité pour capturer son sourire. Moi-même je fond en regardant les photos de mon garçon, je suis complètement in love. Je défilais jusqu’à ce que le visage de Marco apparaisse sur certaines photos avec Murime, à ce moment j’ai quitté ma galerie. Papa (me regardant): Il n’y a pas de doute que c’est son papa. Moi: oui ils se ressemblent. Papa: Murime c’est un prénom punu ? Il est métisse ton copain ? Moi: Oui il est punu de Tchibanga. Papa: Ok… Il est très beau ton fils, tu aurais pu venir avec lui. Moi (rangeant mon portable): Merci. Je voulais que l’on se retrouve tous les deux, que l’on discute et la prochaine fois, je te présente ton petit-fils et pourquoi pas Marco. Papa: Marco comment ? Moi: Marco Koumba. Papa (me regardant): Et qu’est-ce qu’il fait dans la vie ce monsieur ? Moi: Il travaille à son propre compte sur différentes activités. Papa: Ok et toi alors ? Qu’est-ce que tu deviens ? Comment tu t’en sors depuis le temps ? Moi (le regardant): J’ai une licence en finance que j’ai obtenu il y a 2 ans maintenant. Papa: C’est très bien, tu travailles ? Moi: J’ai ouvert ma petite entreprise en Décembre dernier. C’est une agence de service aux particuliers/entreprises. So, si tu recherches un gardien, nounou, dame de ménage, aide-soigante... je suis là. Papa (croisant les bras): Tiens, ça à l’air intéressant… On s’est mis à discuter à ce sujet. Mon père n’a jamais été quelqu’un de méchant et il ne m’a jamais détesté. Ce que je lui reprochais jusqu’à il y a quelque temps c’est de ne pas m’avoir donné de l’amour comme un père le ferait, comme j’ai vu les autres pères faire avec leurs enfants, comme je vois aujourd’hui Marco le faire avec Murime. J’étais toujours derrière lui pour demander son attention, son affection, son argent. Il me faisait simplement comprendre que je ne faisais pas partie de ses priorités, j’étais l’enfant hors-mariage, le vilain petit-canard qui a failli lui couter son mariage avec sa femme et gacher sa vie de famille. Je passais toujours en second, on me donnait les miettes. Les autres passaient les vacances en Afrique du Sud mais moi je courais après lui pour avoir de quoi faire ma rentrée. Si je commence à entrer dans les détails ça va être long, juste comme j’ai dis, j’ai pris la décision de pardonner. Si ma mère et lui ont fait les mauvais choix dans la vie, je n’ai pas à porter ce fardeau avec moi, Dieu m’a choisi et il m’a mis là alors j’accepte et j’avance. Papa: Aujourd’hui tu es une jeune femme Ahlem. Tu comprends les choses et je suis sûr que l’on te les a expliquées. Tu le sais que ta mère est décédée du VIH, elle vivait dans le déni, elle ne voulait pas se faire soigner. Moi (la gorge sèche): Oui… Papa: Ta mère et moi c'était une aventure sans avenir, c’était une période de ma vie où mon mariage battait de l’aile. J’ai fait le c*n avec ma femme, ta mère est tombée est enceinte, tu es arrivée et je n’y ai pas cru au départ. Moi: Pourquoi ? Papa: Encore une fois, ta mère ne menait pas une bonne vie, plusieurs fois d’ailleurs Eugénie m’a mise en garde par rapport à ça et elle a éveillé mes suspicions concernant ma paternité. Moi (le coeur battant): Papa: A la naissance, j’ai exigé des tests ADN pour être sûr et je me suis occupé de toi. Un an après, je découvre que ta mère a le VIH, j’ai eu la peur de ma vie en pensant l’avoir également mais ce n’était pas le cas. Elle n’a jamais écouté personne et a continué à mener sa vie. Moi: Nous ne sommes pas là pour parler de ma mère. Je ne veux pas avoir à repenser à ça et avoir le cœur lourd. C’est du passé et j’ai survécu à cette phase. Papa: hum Moi: Comme on en a déjà discuté au téléphone, les choses ont changé. J’ai décidé de passer à autre chose mais surtout de pardonner. Je te pardonne de ne pas avoir été un père présent dans ma vie, je te pardonne toutes les fois où tu m’as fait tourner en rond, tous les moments importants où tu n’as pas été présents, ces fois où tu n’as pas pris de mes nouvelles. Papa (soupirant): Je me suis tout de même occupé de toi Ahlem jusqu’à ce que tu décides à faire n’importe quoi et m’ignorer. Moi: Et pour ça je m’excuse aussi… C’était stupide de ma part. Papa (me regardant): Certes je n’étais pas le père parfait que tu attendais mais tu as quand même reçu ce qu’il te fallait pour vivre, te vêtir, te nourrir et aller à l’école. Malgré ce que j’envoyais à Eugénie, tu trouvais toujours le moyen de venir me voir. Cela me causait toujours des problèmes avec ma femme. Moi (surprise): Tu envoyais quoi ? Papa: Beh de l’argent voyons. Moi (fronçant les sourcils): Je ne savais pas … Pourquoi tu ne me le disais pas ? Papa (haussant les épaules): Je pensais que tu voulais juste me fatiguer et te faire remarquer. Moi (choquée): Papa: Néanmoins, je te remercie pour la démarche que tu as faite en début d’année. Certes je ne te cherche pas et je ne prend pas de tes nouvelles mais j’ai été heureux que tu m’appelles, me souhaite une bonne année. Je suis heureux de te voir épanouie et que tu forme ta petite famille de ton côté. Tu m’as l’air beaucoup plus posée aujourd’hui… Moi : Oui… Papa (souriant): Alors ? Je verrais bientôt mon petit-fils ? Moi: Oui.. Tu peux passer aussi à la maison sinon je te l’emmènerai. Papa: Je préfère qu’il vienne. Il me parlait que je n’entendais pas et je repassais mes souvenirs en tête. Qu’est-ce que j’ai raté et je n’ai jamais vu et qui était évident. J’essaie de creuser et de me souvenir de ma mère, les moments avec ma tante, mon enfance, mon entrée en collège, tout ce qui se disait ou se faisait sous mes yeux. Maman Eugénie n’a donc finalement aucun scrupule, aucune retenue et ça dure depuis longtemps. Je pensais avoir compris le message avec elle mais avec Papa, je tombe encore des nues. Je veux bien jouer à l’hypocrite et faire la diplomate mais alors que l’on ne me prenne pas pour la conne de service toute une vie. J’essaie de rester respectueuse envers elle et faire l’autruche par rapport à tout ce qu’elle demande mais là ça en devient trop. Moi (levant les yeux): Avec Marco c’est sérieux et il veut se présenter à ma famille et l’on compte ensuite se marier. Papa (levant les mains): C’est bien félicitations. Et ne t’inquiète pas, je comprendrai si tu ne veux pas te tourner vers moi pour ça. Ce n’est pas maintenant que je vais me lever pour exiger quoique ce soit. Moi: Pourtant tu es mon père et tu m’as reconnu n’est-ce pas ? Tu t’es occupé de moi comme tu l'as si bien dit. Papa (arquant les sourcils): Je ne cherche pas à entrer en conflit avec ta famille maternelle. J’ai d’autres filles Ahlem et j’accepte de leur laisser les honneurs. Moi (ferme): Je veux que ce soit toi. C’est toi mon père et c’est à toi de recevoir Marco et sa famille, je ne suis pas orpheline et de même c'est à toi de toucher ma dot sinon je ne ferai pas de mariage coutumier. Papa (soupirant): Est-ce que tu as un problème avec Eugénie ou ta famille maternelle ? Moi: Aucun. Je veux juste attribuer à chacun son rôle dans ma vie et arrêter de me laisser faire. Papa: Je ne refuse pas Ahlem. Moi: Dans ce cas, tu me tiendras au courant pour que je te présente ton petit-fils et Marco ensuite on pourra en décider. Papa: On fera comme tu le voudras dans ce cas. Moi: Merci. Je suis restée jusqu’à midi avant de me lever. Sa femme est en province actuellement, raison pour laquelle je ne l’ai pas croisé et les derniers sont actuellement à l’école. Il m’a laissé devant le portail et je me suis installée dans ma voiture. J’étais perdue dans mes pensées pendant tout le trajet. Maman se fout vraiment de ma gueule ? Comment peut- on être comme ça ? Elle me fout la honte devant ma belle-famille à chaque fois. Ca ne me fait plus rien parce que d’autres m’entourent juste que lorsqu’elle apparaît, elle a toujours un problème. Une fois à la maison, j’ai rejoint le salon pour que mon fils voit bien que je suis là. Je me suis lavée les mains, Clia avait déjà mis la table. J’ai récupéré Murime dans mes bras pour lui faire des papouilles partout. J’ai déjà dit que j’aime mon fils ? Oui. Il a un très lourd comportement, au départ je pensais que c’était juste une coïncidence et qu’il aime bien pleurer pour se faire remarquer mais je jure que quand tu le critiques ou parle mal de lui, il se met à pleurer directement. Quand elles sont parties, Marco m’a rejoint dans la chambre. J’étais en train de trier les vêtements dans la corbeille à linge pendant que je suis encore motivée. Il a allumé la climatisation en retirant sa chemise qu’il m’a tendu et que j’ai mis avec son tas pour ne pas mélanger trop de couleur. Marco: Alors ? Moi (le regardant): Ca s’est bien passé et il sera heureux de vous rencontrer. Marco: Ok… Viens ! Moi (allant vers lui): Oui ? Marco (m’asseyant entre ses jambes): Tu te sens bien ? Moi (soupirant): Ça me faisait un peu bizarre mais le sentiment est vite passé. Juste que j’ai compris des choses qui ne m’ont pas forcément fait du bien au moral. Marco (la tête dans mon cou): Comme quoi ? Moi: Comme le fait que … bref Marco: Dis-moi Ahlem. Moi: Je n’ai pas envie forcément parce que tu as déjà une mauvaise idée de ma famille. Marco (soupirant): Encore ta tante ? Moi: oui Marco: Ok… Je préfère ne pas savoir alors parce que depuis la semaine dernière avec son histoire de Boris, je me retiens. Moi: Pour résumer, si on doit faire des présentations, tout le monde va s’aligner avec ce que mon père exigera. Marco (me retournant pour lui faire face): Tu es sûre de toi ? Moi (le regardant): Oui. C’est mon père, je n’ai aucun problème avec lui et je considère qu’il le mérite largement. Alors, je dirais à maman et mes oncles de se concerter avec lui. Marco : Tu sais au moins que ça va foutre le bordel ? Moi (le fixant): Dans ce cas, il n’y aura pas de mariage coutumier. Mon père n’exige rien et je ne suis pas dans l’obligation de le faire. De toute façon, je ne voulais pas le faire à la base. Marco (passant la main sur son visage): Ok mais déjà voyons comment pour les présentations ça va se passer et tu aviseras. Moi: Est-ce que la dot est vraiment importante pour toi Marco ? Marco (me regardant): Pour moi, oui ! Je veux t’honorer auprès de ta famille, il y a plein de symbolique derrière tout ça et c’est important pour les deux familles je pense. Maintenant Ahlem, si tu ne veux pas le faire OK ! Moi: Marco: Je m’aligne à ce que tu veux. Moi: Je veux les 115 millions ! Marco (souriant): Tu les auras, je travaille pour obtenir ce résultat. Moi (amusée): C’est bien ! J’ai retiré mes babouches pour le pousser sur le lit et je me suis allongée sur lui et il m’a serré fort dans ses bras. Je suis un peu fatiguée, j’ai un coup de barre. Marco a fini par mettre la couverture sur nous en me gardant dans ses bras. Il y a des jours comme ça, j’ai juste envie de faire le bébé avec mon homme. Je me suis endormie et ce sont les petits coups sur mon visage qui m’ont réveillée. Moi (mangeant sa main): Hey toi là ! Murime (éclatant de rire): Moi (amusée): Tu es là mon coeur ? Je voulais lui faire un bisou sur la joue mais il a posé sa bouche sur la mienne pour me faire un bisou très baveux. Marco l’a soulevé d’un coup et il a hurlé de frustration, l’enfant-là est fou ! Marco: Non mais tu te calmes avec ma femme ! Murime (plissant la bouche et les yeux): Marco: Pleure je m’en fous ! Tu n’embrasses pas les femmes des gens comme ça. Murime je ne fais que te prévenir que tu auras bientôt la surprise d’un autre bébé ici.
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