Octobre 1915Parfois la chance frappe au hasard, et cette fois c’est pour bibi. Un capitaine vient me trouver alors que nous étions prêts à remonter en ligne. Il m’interpelle pour me demander si j’étais charron. Je réponds que oui ; il m’invite à le suivre et à prendre mon barda. Il est impératif de réparer les roues des canons et autres charrettes. Les ateliers ne suivant plus, le commandement est bien obligé de faire appel à des gens de métier. L’aubaine était de dimension puisque les réparations se feraient loin à l’arrière. Mais auparavant, un bonheur n’arrivant apparemment pas seul, j’avais droit à quelques jours de repos à Paris. Anne et ma petite fille sont venues m’y rejoindre. Nous nous promenons sur les grands boulevards, et quelle n’est pas ma stupeur de voir que la capitale vi


