Chapitre 42 : Les cicatrices du silence Du point de vue d’Isabella Romano Je ne savais pas trop pourquoi j’étais là. Enfin… si, je le savais. Mais je refusais de l’admettre. J’aurais pu trouver mille excuses un besoin de comprendre, une curiosité mal placée, une forme d'inquiétude. Mais la vérité, c’était simple : Leonardo De Luca me manquait. La voiture roulait lentement dans l’allée bordée de cyprès menant à sa villa. Le portail noir se referma derrière moi avec ce claquement métallique qui résonnait comme une frontière entre deux mondes. Celui de ma famille… et celui de l’homme que j’étais censée détester. La villa De Luca était vaste, élégante, baignée d’une lumière dorée. Pas de luxe ostentatoire, pas de démonstration de puissance. Tout respirait la discrétion, le contrôle. Ex


