XIIIEn sortant de la librairie vers 13 heures 30, Marie était lasse. Elle avait espéré passer son après-midi du dimanche à rêvasser à Saint-Julien-Le-Haut, étendue dans le transatlantique devant la maison, mais il fallait aller voir Luc d’abord. Elle avait faim. Elle poussa la porte de La Crêperie Sarrasine, espérant y trouver encore une petite place. C’était là que se réunissaient pour déjeuner ou dîner son mari et les membres de la Brigade Criminelle de Vannes quand ils participaient aux travaux de réfection de la librairie. Le patron, un homme très brun, aux yeux verts semblables à ceux d’un chat, la reconnut, s’empressa de lui trouver une table et lui dit : — Ce n’est pas trop tôt ! On est voisins et on ne se rencontre jamais ! On attend aussi votre mari avec impatience ! Toute réco


