– Eh bien, le double jeu... – Mais ce n’était pas le cas. C’était un peu plus compliqué. Par cette dernière phrase, Jana comprit qu’il valait mieux ne plus poser de question à ce sujet. Comme à celui du fils dont la femme n’avait plus parlé. Il semblait être sorti de l’histoire. Elle était déconcertée par l’évidence qui entourait les propos de la vieille. Elle ne comprenait plus les ressorts de l’humanité. Tout advenait : les trahisons, les coups bas, les intérêts particuliers, les petits arrangements matériels. Comment cette vieille femme pouvait-elle défendre sans arrière-pensée l’idée de servir à la fois les uns et les autres en invoquant des arguments douteux voire naïfs. Etait-elle stupide ou feignait-elle de ne pas penser que son mari avait été liquidé ? Que ce soient les uns ou le


