XXXVIMadame de Barizel était partie depuis longtemps et Roger n’avait pas quitté son salon, qu’il arpentait en long et en large, à grands pas, fiévreusement, quand le domestique entra de nouveau. – Il y a là une dame, dit-il, qui veut à toute force voir monsieur le duc ; elle refuse de donner son nom. – Ne la recevez pas. – Elle est jeune, et sous son voile elle paraît très jolie. Roger ne fut pas sensible à cette raison qui, dans la bouche du domestique, paraissait toute-puissante : – Ne la recevez pas, dit-il, ne recevez personne. Mais, avant que le domestique fût sorti, la porte du salon se rouvrit et la jeune dame qui paraissait très jolie sous son voile entra. Roger n’eut pas besoin de la regarder longuement pour la reconnaître ; son cœur avait bondi au-devant d’elle : – Vous


