XIQuand Leplaquet n’avait pas vu madame de Barizel le soir, il avait pour habitude de venir le lendemain matin déjeuner d’une tasse de thé avec elle pour parler de la journée écoulée et s’entendre sur la journée qui commençait : c’était l’heure des confidences, des renseignements, des conseils, des projets, où tout se disait librement, comme il convient entre associés qui n’ont qu’un même but et qui travaillent consciencieusement à l’atteindre en unissant leurs efforts. Lorsqu’il venait ainsi, on faisait pour lui ce qui était interdit pour tout autre : on l’introduisait dans la chambre de madame de Barizel, qui avait l’habitude de rester tard au lit, un peu parce qu’elle aimait à dormir la grasse matinée, et aussi parce qu’elle trouvait qu’elle était là mieux que nulle part pour suivre le


