XLIIIOn était au samedi, c’est-à-dire au jour de départ du Canada pour New York, qui devait avoir lieu à la pleine mer du matin. Arrivé la veille avec les bagages et aussi avec l’argent qui lui avait été remis par Harly, Bernard avait tout préparé. Roger n’avait plus qu’à s’embarquer ; dans quelques heures il aurait quitté la France. La chambre qu’il occupait à Frascati avait deux fenêtres, l’une sur la pleine mer, l’autre sur l’entrée du port et les deux jetées ; assis devant la fenêtre ouverte sur la mer, il songeait au départ, et ce n’était pas sans tristesse que dans cette chambre vide où il avait vécu depuis cinq jours, où il avait remonté le cours de sa vie et de ses amours en écrivant à sa maîtresse sa lettre d’adieu, il plongeait ses yeux dans les profondeurs sans bornes où bien


