IIC’était aussi l’hiver précédent, presque en même temps qu’Otchakoff, que la belle Corysandre, sous la conduite de sa mère, la comtesse de Barizel, avait fait son apparition à Paris. Elle venait, disait-on, d’Amérique, de la Louisiane, où son père, le comte de Barizel, qui descendait des premiers colons français établis dans ce pays, avait possédé d’immenses propriétés, aux mains de sa famille depuis près de deux cents ans ; le comte avait été tué dans la guerre de Sécession, commandant une brigade de l’armée du Sud, et sa veuve et sa fille avaient quitté l’Amérique pour venir s’établir en France, où elles voulaient vivre désormais. C’était dans une des deux grandes fêtes que donnait tous les ans le financier Dayelle qu’elles avaient paru pour la première fois. Bien que Dayelle ne fût


