VIIIDans le vestibule de l’hôtel, Roger se trouva face à face avec Savine, qui arrivait. – Vous veniez chez moi ? dit Savine en tendant la main au duc. C’était en effet une de ses prétentions de s’imaginer qu’on devait toujours aller chez lui et que lui n’avait à aller chez ses amis que quand il avait besoin d’eux ; c’était pour cela qu’ayant appris la veille que le duc de Naurouse était venu pour le voir, il n’avait pas bougé de toute la matinée, attendant une seconde visite d’un ami dont il s’était séparé depuis près de deux ans et ne se décidant à venir chez cet ami qu’à la dernière extrémité. – J’ai toutes sortes de choses à vous apprendre. Et, serrant le bras de Roger contre le sien comme par un mouvement de sympathie : – D’abord ce qui vous touche de près : Madame d’Arvernes n’a


