L'élue des déesses du temps
Treize ans plus tard.
" Amalia "
- Non Jean pitié ! Ne fait pas ça ! Hurlerais-je à m'en casser les cordes vocales.
Mes cris étaient étouffés, par celui des chevaux des soldats près à entrer en guerre.
J'arrive à peine à respirer, alors qu'une dague me transperçait le flan, que mes yeux étaient remplis de larmes, et que cette mine misérable ne semblait pas toucher le cœur de mon frère.
Si je peux encore l'appeler ainsi.
Tap, Tap, Tap. Les bruits répétitifs des pas de mon frère cognant contre la roche luisante, s'approchant dangereusement de moi.
Malgré le sang, rouge écarlate, dont s'imprégnait peu à peu mes vêtements. Mon frère, m'attrape par les cheveux, doucement relève ma tête, me regarde en face, quand il me dit, ces mots qui signent le début d'une guerre sans précédent :
- Je t'ai demandé de faire un choix. Ne pas choisir, revient à me trahir, à présent Amalia. Disparaît.
C'est dans un geste si rapide aux yeux du monde, mais si douloureusement long aux yeux des miens, que mon frère me jette du haut de la tour.
Les composantes de l'air n'arrivant pas à me retenir, je passe à travers cette matière.
Démunie du moindre espoir de survie, j'inspire profondément laisse progressivement mes yeux se fermer.
C'est avec élégance que j'accepte mon destin.
C'est à l'instant, celui au cours duquel mon corps inconscient heurte le sol, tandis que mon sang se repend sur l'herbe verte.
C'est bien à cet instant précis, où je me sens doucement partir, loin... De tout, loin d'eux, de mes frères, loin de ceux que j'aime, loin de celui que j'aime.
Se sentir mourir, est ce ne plus être capable de ressentir sa respiration ?
Être en train de mourir, est ce le fait d'entendre autant de voix ?
Ces mots, bourdonnent à mon oreille tel une mélodie, un refrain qui m'est impossible de ne pas fredonner.
Les voix mélodieuses, se dévoilent.
L'une disant venir du passé,
L'autre affirmant appartenir au présent
La dernière clamant sa supériorité tandis qu'elle se vante de n'être que le futur.
Ces mélodies, ne sont rien de telles.
De la chair, une silhouette, des vêtements, une posture qui lui ai propre.
Ceux sont des êtres humains ?
De cuivre basané vêtue, et d'un immense chapeau triangulaire caché.
Le passé se distinguait.
D'une infinité de bijoux en or couvrant l'intégralité de son corps, et d'un globe terrestre serti de saphir et d'émeraude entre chacune de ses mains.
Le présent se différenciait.
D'une pluie étincelante de diamants, et d'un miroir de poche aux abords ordinaires.
Le futur se décrivait.
- Tu l'avais vu venir Amalia, tu en avais rêver ? Pourquoi en as tu douté ? Demanda le passé inquiet.
- Amalia, tes choix, on été mauvais. Hurlait le présent. Tu avais été choisie, et tu as eu peur de tes pouvoirs, on te l'avait dit, tu devais tuer ton frère ou il te tuerait et apporterait la souffrance, la famine et la fin du monde.
- Tu as été choisi par les déesse du temps, encore une fois. Insista le futur. Nous te donnons une deuxième chance. Tu ne te rappelleras de rien, mais cette fois, tu nous verras en songe, tu connaîtras ta vie, à travers tes rêves, tes impressions, étrangement, tu connaîtras aussi celle de tes frères. Oui, Amalia, tu pourras tout voir, il te suffira juste d'y croire. Seulement, soit prudente car c'est la dernière chance que m'ont t'octroie jeune enfant.
Les trois femmes se levèrent et se prirent la main, formant un cercle autour de mon corps, actuellement en train de se baigner dans une mer de sang, de fratricide et de trahison.
Éclairée par la lumière que cette union engendre.
Mes souvenirs, ce qui fait de moi un être qui a un passé, une histoire, un être ayant poser des actions, dans le présent, un être qui s'organise, prévoit dans le futur.
Tous ces moments qui font de moi la personne que je suis, celle que j'ai été comme celle que j'aurais pu être, si ma vie n'avait pas été arrêter aussi brusquement.
Tous ces moments représentent mon humanité.
Entourée par le lumière, ils sont là, défiant les un après les autres.
Quand soudain la suite ordonnée et bien classifiée de mes souvenirs, laisse place à un tourbillon de souvenir, tous se mélangeant dans mon cerveaux. Je ne distingue plus rien.
Se sentir revivre es ce se sentir rajeunir ?
Lors d'un dernier cri, effrayée par la transformation que l'on me fait subir; je hurle : Qu'est ce qui ce passe !
Treize ans plus tôt
A mon chevet, je me réveille, regarde autour de moi, mon frère Jean est là en face de moi, il m'a entendu crié et il s'est précipité dans ma chambre, pour me rassurer et me prendre dans ses bras.
Quelle rêve étrange !
Mon frère ne me ferait jamais de mal.
Je lui rends son étreinte, regarde à travers la fenêtre.
Il fait jour, il est tant pour moi de retourner à mes occupations quotidiennes.
" Bon sang, elle n'apprendra donc jamais !"
" J'étais jeune, ne me juge pas aussi vite."
" Et maintenant, que tu as grandis te définis-tu comme une personne sage? Hein Amalia ?"
" Peut être"