En tout cas, se dit-elle, tirant sur ses cheveux avec son peigne, c’est passé… c’est passé. Les bougies tremblotèrent, et le store de mousseline, gonflé comme un ballon blanc, vint presque toucher la flamme. Kitty ouvrit de grands yeux et sursauta. Elle se trouvait à la fenêtre ouverte, en jupon, auprès d’une lumière. L’autre jour sa mère l’avait grondée : « N’importe qui peut te voir du dehors », lui avait-elle dit. Là, personne ne pourra plus rien voir, songea Kitty, en mettant les bougies sur une table, à droite. Elle recommença à brosser ses cheveux, mais ainsi éclairée de biais, son visage prenait un autre relief. Suis-je jolie ? se demanda-t-elle, et, déposant son peigne, elle se regarda dans la glace. Ses pommettes étaient trop saillantes, ses yeux trop écartés. On ne pouvait p


