1 — Inutile de prendre le véhicule, dit Gonzague, en dix minutes de marche nous serons arrivés. La chaleur n’avait pas faibli et la ville absorbait la température par tous les pores de ses rues pavées, de ses murs et ses maisons collées les unes aux autres. L’air était suffocant. Les terrasses des bouchons, tables typiquement lyonnaises, rafraîchissaient leurs clients encore installés à cette heure chaude, à l’aide des brumisateurs, montés depuis le début de la canicule. Après deux longues rues arpentées, le 77 rue de Passepoil apparut. — La porte cochère était entr’ouverte. Osant y passer la tête, Gonzague aperçut au fond de la courte allée, pavée de larges dalles, parfaitement entretenues, une cour intérieure, où une vieille femme assise dans un profond fauteuil d’osier était occupée


