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2 Rassuré de ne pas se sentir en terrain inconnu, Auguste Peltain continua par ces paroles : — L’histoire que j’ai à vous raconter, messieurs, est tragique. Depuis plus de trente ans déjà, je vis avec son poids et aussi avec celui de mes silences coupables… Un soir, je découvris lors d’une réception aux Florets, comment le patron pour qui je n’avais qu’admiration et confiance, pensait enrichir son entreprise déjà très prospère, récompenser ses banquiers, et encore plus ses actionnaires… Sous les ors du grand salon, ce soir de novembre mille neuf cent quatre-vingt-deux, je surpris bien malgré moi une conversation édifiante, qui me bouleversa. Les responsables d’une société de financement et le directeur de la recherche du laboratoire dissertaient, une coupe de Don Pérignon à la main, su

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