IX Un cœur briséMme de Valcourt se rapprocha brusquement de son frère. – Octave, quelle est donc ta pensée ? demanda-t-elle. – Je pense que la marquise de Coulange pourrait bien être une misérable, plus coupable encore que je ne le croyais tout d’abord ; je pense qu’elle a trompé, trahi, déshonoré son mari par suite d’un calcul infâme ; je pense qu’elle a pris un amant pour donner un héritier au marquis et conserver la jouissance de l’immense fortune de Coulange. – Oh ! je t’en supplie, Octave, ne crois pas cela ! s’écria Mme de Valcourt éperdue. – Ma sœur, répliqua l’amiral, la clarté qui vient de m’éclairer subitement ne me permet pas de chercher une autre explication. Plus de six mois avant qu’il parte pour Madère, le marquis avait été successivement condamné par tous les médecins


