XII Refus de parlerToutes les horloges de Paris, même celles qui retardent de vingt minutes, avaient sonné huit heures. Le comte de Sisterne était encore au lit, dormant d’un profond sommeil. Ayant accompagné sa sœur et sa nièce jusqu’à Dijon, il était rentré tard dans la nuit, l’esprit fatigué, le corps courbaturé. De plus, il s’était tourné et retourné longtemps sur sa couche avant de fermer les yeux. Cela explique pourquoi le marin, qui se levait habituellement à six heures en hiver, dormait encore à huit heures et demie. L’amiral rêvait qu’il était à bord d’un navire et faisait exécuter la manœuvre ? Quatre ou cinq coups frappés discrètement à sa porte produisirent sur le dormeur l’effet d’un sifflement de poulies. – Hissez la voile ! grand largue ! cria-t-il. Et il se réveilla.


