XV Une mauvaise nouvelleTrois jours s’écoulèrent. Le comte de Sisterne n’avait reçu de sa sœur ni lettre ni télégramme. Et pourtant il était sûr que sa lettre, à lui, était partie ; il l’avait portée à la poste lui-même. Mme de Valcourt n’était-elle donc pas arrivée à Menton ? Pourquoi ? Quelle chose imprévue l’avait forcée de s’arrêter en route ? Il ne savait que penser et commençait à être très inquiet. Son service l’appelait tous les jours au ministère de la marine, sans cela il eût tout de suite quitté Paris. Le comte de Coulange était venu quatre ou cinq fois pour avoir des nouvelles. Il lui avait répondu, lui cachant son inquiétude, qu’il n’attendait pas une réponse de sa sœur si tôt ; que le lendemain, certainement, il recevrait une lettre, laquelle précéderait seulement de quelq


