II. L’ÉTAU Au milieu de la forge, sorte de halle immense, imposante comme un temple, où le jour tombe de haut, en barres lumineuses et jaunes, où l’ombre des coins s’éclaire subitement de lueurs embrasées, une énorme pièce de fer fixée au sol s’ouvre comme une mâchoire toujours avide, toujours mouvante, pour saisir et serrer le métal rouge qu’on façonne au marteau dans une pluie d’étincelles. C’est l’étau. Pour commencer l’éducation d’un apprenti, on le met d’abord à l’étau 1 Là, tout en manœuvrant la lourde vis, ce qui demande déjà plus de force qu’il n’en tient dans des bras d’enfant, il apprend à connaître l’outillage de l’atelier, la pratique du fer et son dressage. Le petit Jack est à l’étau ! Et je chercherais dix ans un autre mot, je n’en trouverais pas qui rende mieux l’i


