En passant parmi la foule, Labassindre fut vite reconnu : – Tiens ! cadet. Comment ça va ? On l’entourait, on lui donnait de grosses poignées de mains, on se disait des uns aux autres : – Voilà le frère de Roudic, celui qui gagne cent mille francs par an rien qu’à chanter. Tout le monde voulait le voir ; car c’était une des légendes de l’usine, cette fortune présumée de l’ancien forgeron et, depuis son départ, plus d’un jeune compagnon avait tâté au fond de son gosier pour voir si la note, la fameuse note à millions, ne s’y trouverait pas par hasard. Au milieu de ce cortège d’admirations que son costume théâtral enflammait encore, le chanteur marchait la tête levée, parlant haut, riant fort, lançant des « bonjour, père chose ! bonjour, mère une telle ! » aux maisonnettes égayées de fi


