Des années plus tard, il avoua qu’il détestait les aubépines, mais qu’il en avait mangé la moitié ce jour-là simplement pour rester auprès de moi. Il se força pour moi, un compromis silencieux que je n’avais jamais perçu. Quand il me confessa son amour, je fus submergée de culpabilité. Ses sentiments avaient toujours été clairs, mais je les avais refusés. Nos conversations devinrent longues, honnêtes, éclairant ma culpabilité. Je découvris qu’il était heureux malgré mes refus passés, qu’il appréciait ma sincérité. Nos baisers étaient légers, passionnés, mais jamais au-delà. Chaque geste, chaque parole révélait son amour désintéressé. Puis un soir, je l’arrêtai doucement : « J’ai choisi de partir, Emmanuel. On ne peut pas effacer le passé. Tu m’as aimée, mais tu m’as fait souffrir. Même d


