En réglant l'addition, il déclara, contre toute attente : « La prochaine fois, ce sera moi qui vous prendra en charge en consultation. Prenez vos médicaments lorsque c'est l'heure. Si la douleur revient, appelez-moi ; je passerai. Vous n'êtes pas seule. » Son ton n'avait rien d'ambigu : il promettait une présence fiable, pas une séduction. Puis, avec un sourire franc : « Bonne journée, Nadia. » Je le regardai s'éloigner, imposant dans sa silhouette, et me surprenais à ressentir une petite paix passagère. Trois ans après ma séparation, seuls deux hommes avaient essayé de se frayer un chemin vers moi. Le premier était un ancien collègue de la station, un partenaire d'émission qui, un soir, m'avait avoué ses sentiments. Je l'avais repoussé. Peu après, sa vie avait connu des remous ; on aurai


