C’est un effroi qui écrase comme un véhicule lancé à pleine vitesse, une peur de l’extinction qui paralyse le cœur et brouille tous les sons du monde, même la voix de mon collègue qui tentait de m’atteindre. Sans téléphone ni moyen d’alerte, il ne pouvait que me regarder sombrer dans ma crise, incapable de me réconforter. Je ne sais combien de temps s’est écoulé avant que le bruit d’hélicoptères ne se rapproche, rompant enfin ce silence oppressant. En quelques secondes, plusieurs hommes armés ont fait irruption dans la pièce où nous étions retenus, et derrière eux, Emmanuel. Mais ma panique était si intense que sa présence ne m’a pas apaisée. Chaque recoin, chaque objet semblait porteur de menace. Il s’est précipité vers moi et m’a serrée contre sa poitrine. Mon corps tremblait de tout so


