La petite infirmière qui m’avait aidée revint, le visage illuminé par la curiosité. Elle me tendit un papier : « Voici l’ordonnance du médecin. Il est sans doute occupé, mais vous pouvez la montrer au pharmacien. » Je la scrutai, méfiante. Ce médecin, consciencieux et attentif, ne m’aurait jamais confié ce document sans présence de sa part. Elle me fixa un instant avant de murmurer : « Je n’aurais pas dû écouter votre conversation, mais il a dit qu’il allait vous prendre. Je me demandais quelle relation vous aviez avec lui… » Je serrai les dents, réprimant mon irritation : « Certaines choses sont mieux gardées pour soi. Oublie ce que tu as entendu. » Je lui arrachai l’ordonnance et quittai la chambre. Obtenir un congé s’avéra étonnamment simple. Mon nouveau supérieur, aimable, me souhaita


