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1603 Mots
Jules : Mais ça ne va pas Dieyna. Qu’est ce qui te prend ? -Dieyna : Tu m’as menti ! Billie est une femme ! -Jules : Oui, j’ai menti parce que je te connais. Cependant, j’ai juste menti sur son sexe mais tout le reste est vrai. -Moi : Tu penses que je me sens mieux en t’entendant m’avouer la vérité ? Si tu as menti c’est uniquement parce que c’est ta maîtresse Souleymane, avoues le ! -Jules : Tu es complètement parano. Il n’y a absolument rien entre elle et moi. Elle est juste un peu folle sur les bords. Je suis sûr qu’elle n’a même pas remarqué l’heure à laquelle elle m’a appelée. -Moi : Et tu veux me faire gober ça ? Je suis sûre que mon père doit se retourner dans sa tombe. Il a eu confiance en toi et tu l’as trahi. -Jules : Laisse le en dehors de ça stp. Je ne te laisserai pas salir sa mémoire ! Je te dis qu’on est juste amis. Je me mis à lui lancer tous les objets qu’il y avait sur la table : des livres, des fourchettes etc. Je fus interrompus par la sonnerie. Qui cela pouvait bien être à cette heure-ci ? Jules alla ouvrir en bon mari protecteur. C’étaient nos voisins, M. et Mme Gomis. Jules se cacha derrière la porte étant donné qu’il était en caleçon. C’est M. Gomis qui prit la parole : -M. Gomis : Bonsoir, excusez-nous de vous déranger à cette heure-ci mais nous n’arrivons pas à dormir à cause du bruit que vous faites. Alors que Jules s’apprêtait à dire quelque chose, Mme Gomis lui coupa gentiment la parole : -Mme Gomis : Quoiqu’il puisse se passer entre vous, dites-vous que vos enfants ne méritent pas d’entendre tout cela. C’est traumatisant de grandir dans un foyer où les parents se disputent tout le temps. -Jules : Nous nous excusons sincèrement. Cela ne se reproduira plus. Passez une très bonne nuit. Il referma la porte ensuite avant de se tourner vers moi : -Jules : Tu es contente de toi ? ta grande gueule a alerté les voisins. Je vais me coucher ! Il monta se mettre au lit et pendant ce temps, j’étais au salon. J’avais le f*******: de Billie alors j’étais partagée : devrai je lui envoyer un message ou non ? Après tout, seule la vérité me permettrait de pouvoir franchir le cap. Et puis m***e, je le fis. Je créai un faux compte f*******: et lui envoyai un message en Inbox : -Moi : Bonsoir Billie, je suis tombée sur votre profil et vous me plaisez beaucoup. J’avais passé la nuit à attendre sa réponse. Sans m’en rendre compte, j’avais fini par dormir sur le canapé. Le lendemain, je fus réveillée par des courbatures atroces. Je n’avais même pas senti mon réveil sonner. Dieu merci, c’était samedi. Il n’y avait pas boulot. Alors que j’essayai de regagner ma chambre avant que les enfants ne se réveillent, je les croisai en train de descendre avec Satou. Ils me tirèrent la langue et c’était à peine s’ils m’avaient calculé. Jules avait déjà pris sa douche. Il avait porté un tee shirt un short puis descendit prendre son petit déjeuner. Je pris une bonne douche avant d’enfiler une robe longue en coton. Je fis rapidement notre lit. Quand Jules dort seul, on a l’impression qu’il se bat avec quelqu’un. Tous les coussins se retrouvent par terre et le lit est complètement défait. C’est incroyable. Alors que je mettais un peu d’ordre dans la chambre, mon téléphone vibra. Je le pris immédiatement pour voir, et je tombai sur une notification de Messenger. Billie m’avait répondu : -Billie : Désolée mon gars, mais je suis fiancée. Fiancée avait-elle dit ? Était-ce possible que j’eusse tort ? Quand je descendis manger un petit quelque chose, mon mari était devant un match de football. Dès qu’il entendit ma voix, il m’interpella. J’allai donc le rejoindre au salon. Jules prit son téléphone, composa le numéro de Billie et le mit en haut-parleur. Ça sonna au moins cinq fois avant qu’elle ne décroche : -Billie : Hey mon ami. Ça fait plaisir de t’entendre. -Jules : Tu voulais gâcher mon ménage ou quoi ? Tu m’appelles avec insistance à presque minuit ? C’est ça qu’on t’a appris à l’école ? -Billie : Quoi ? Quand ça ? -Jules : Avant-hier. -Billie (avec son accent étranger) : Héééé mon frère, je suis désolée. Ça doit-être mon fils parce qu’il jouait avec le téléphone. Je suis navrée. -Jules : Ma femme a cru que tu étais ma maîtresse. Je ne te dis pas la scène qu’elle m’a faite. -Billie : Oh pardon. Vraiment. Tu sais comment sont les enfants de maintenant non ? Ils sont très technologie. Le mien il se couche tard et passe son temps à manipuler mon téléphone. Excuse-moi auprès de madame et dis-lui que j’ai trois gosses. Et que leur père s’est enfin décidé à demander ma main il y a une semaine. LOL. Donc faut qu’elle arrête palabre LOL. -Jules : ce n’était pas trop tôt, je suis très contente pour toi. En tout cas, ça m’a fait plaisir de t’entendre. Prends soin de toi et bien des choses à tout le monde. -Billie : Je n’y manquerai pas. Encore une fois, milles excuses. C’était comme si on venait de me verser de l’eau froide. J’avais la honte de ma vie. Mais tout portait à croire qu’il me trompait. Il m’avait menti sur le sexe de Billie après tout. Donc c’est ce qui m’a encore plus fait croire qu’il me trompait. J’étais censée lui demander pardon, mais mon orgueil m’en empêchait. Il m’avait quand même menti. Oui, il n’avait pas été franc à 100% avec moi. Je me levai sur la pointe des pieds pour regagner la cuisine. Il ne cessait de me fixer comme s’il attendait que je fasse ou dise quelque chose. Mais je n’en fis rien. J’allai retrouver les enfants et les serrer fort contre moi. J’étais soulagée. J’y avais vraiment cru. Après avoir donné les instructions concernant le déjeuner à Marianne, j’allai me poser au salon, où Jules était toujours. Il se tourna vers moi puis mit la TV en mode muet : -Jules : Tu as vu ? Tu m’as accusé de quelque chose que je n’ai pas fait. Tu n’as rien à dire ? -Moi : D’accord, il n’y a rien entre vous deux mais tu m’as quand même menti. Tu m’as dit que c’était un homme. -Jules : Oui. Parce que tu aurais encore plus cru que j’entretenais une liaison avec elle et tu as vu ta réaction ? -Moi : Tout ça c’est ta faute. Dans tous les cas, c’est de l’histoire ancienne. Tout est clair maintenant. Jules me regarda avant de faire un sourire ironique. A cet instant précis, j’avais voulu lui demander pardon, lui dire que je lui faisais à nouveau confiance mais je n’avais pas pu. Nous étions assis dans la pièce, et c’était le silence total. Il avait fallu que Satou viennent avec les enfants pour que le salon devienne bruyant : -Moi : Satou retournez dans l’espace familiale comme Monsieur regarde la TV. -Jules : Non ça va aller, laisse les. Ils veulent jouer avec moi. Les enfants sautèrent sur leurs pères. Bébé Maty se mit à jouer avec la barbe de son père tandis qu’Alioune lui fit mine de s’intéresser au match. Satou quant à elle, ne cessait de les recadrer quand ils déconnaient. Jules lui dit : -Jules : Ils ne me voient pas souvent donc quand je suis là, ils sont tout excités, regardes les. -Satou : C’est vrai que la semaine, ils demandent constamment après vous. Non mais de quoi se mêlait-elle ? afin de couper court à la discussion, je lui dis : -Moi : Satou va aider Marianne stp. Je m’occupe des enfants et je t’appellerais en cas de besoin. -Satou : Bien tata. Elle se leva alors du tapis sur lequel elle était assise puis se rendit dans la cuisine. Jules remua encore une fois la tête. Je le connaissais tellement bien que je savais qu’il voulait me reprocher quelque chose : -Moi : Quoi ? -Jules : C’est la nounou des enfants pas la femme de ménage. -Moi : Oui mais ce n’est pas méchant. -Jules : Ok si tu le dis. Après avoir mangé, j’irai voir Ali. -Moi : Pourquoi n’irions-nous pas tous avec les enfants ? -Jules : Parce que je préfère que l’on soit entre homme. -Moi : Ok comme tu veux ! Je me levai pour aller voir où en était le déjeuner. Je ne suis pas une mauvaise femme. Je ne peux juste pas cautionner que l’on me mente, encore moins volontairement. Je suis hyper impulsive, je le reconnais. Quand je suis en colère, je me transforme en une personne que je n’aime pas mais je ne suis pas méchante. -Mohamed : Je t’interdis de dire cette dernière phrase au tribunal. Ils s’en serviront pour la retourner contre toi ! -Moi : D’accord. Je peux te poser une question ? -Mohamed : Bien sûr ! -Moi : Penses-tu que je suis coupable ? Ma question le mit très mal à l’aise. Il se mit à passer sa main sur sa tête. Le temps qu’il mettait pour répondre me frustra. -Moi : Ton silence en dit long… Inutile de dire quoique ce soit. -Mohamed : Ne sois pas aussi susceptible. Si j’étais convaincu que tu étais coupable, je ne serai plus là. J’espère avoir répondu à ta question.
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