Je referme la porte derrière moi, le souffle encore court. Je suis sortie de ma chambre pour prendre l’air, mais le destin a visiblement décidé de me jouer un tour. Le simple fait de sentir leur odeur dans le manoir a bouleversé tous mes repères. Et ce regard... Leurs trois regards plantés dans le mien comme des lames affûtées. Ma louve n’a pas cessé de gronder depuis. Je descends les marches du manoir sans un mot. Je passe devant Félix sans lui adresser un regard. Il est appuyé contre une colonne près du hall, les bras croisés. Il tente de capter mon attention, mais je n’ai aucune envie de lui donner ce plaisir. Je serre les clés de ma voiture dans ma main et traverse les jardins jusqu’aux parkings de la meute. Ma voiture est là, paisible, immobile. Contrairement à moi. J’ouvre la porti


