La porte coulisse en silence. L’habitacle est sobre, capitonné de cuir noir, les parois en acier brossé renvoient notre reflet déformé. Dès que la porte se referme derrière nous, l’ambiance change. L’air devient plus dense. Plus chaud. Calix est toujours près de moi. Trop près. Son regard me scanne, comme s’il pouvait lire les battements de mon cœur. Mon souffle se coupe légèrement. Ma louve, pourtant encore enragée par le dossier, se met à frémir d’un tout autre feu. Elle veut se frotter à lui. L’entourer. Le goûter. Et lui, il le sent. Son sourire s’élargit. Il pose une main contre la paroi derrière moi, emprisonnant mon corps entre l’acier et sa silhouette chaude, dure, imposante. — Répète un peu ce que tu viens de dire ? Sa voix est rauque, électrique. Mon ventre se contracte vi


