EPISODE 4
Le même soir, alors qu'elle était couchée dans sa chambre en train de suivre la musique à fond, sa mère est entrée dans sa chambre.
Sonia : Pourquoi es-tu entré dans ma chambre sans frapper à la porte !
— Ça fait plusieurs minutes que je frappe mais visiblement la musique t'empêche d'écouter, tu devrais baisser un peu de volume.
Sonia : mais ce n'est pas une raison pour entrer dans ma chambre ainsi, si je ne réponds pas tu peux tout simplement considéré que je suis très occupé et repassé après.
— Tu es occupé à écouter de la musique !
Sonia : c'est aussi une occupation et le volume me plaît ainsi. J'espère que tu n'es pas là pour me rabâcher à nouveau les oreilles avec cette affaire d'école ou de travail car je crois avoir déjà été assez claire sur ces deux sujets avec toi.
— Non je ne suis pas là pour ça .
Sonia : t'es alors là pour quoi ?
— Juste pour prendre de tes nouvelles, ça fait trois jours que je ne t'ai pas vu et c'est normal que je cherche à savoir si tu te portes bien et n'as aucun problème.
Sonia : Je vais très bien. Mais j'ai un problème et il me faut deux cents mille pour le résoudre.
— Et il s'agit de quel problème !
Sonia : tu me surveilles maintenant ! Ce sont mes problèmes ou les tiens ? Donne-moi juste de l'argent sans me poser de question c'est tout ce que j'attends de toi.
Après avoir fini de parler, elle s'est recouché sur son lit.
Pendant plusieurs minutes, sa mère était debout et l'observait. Puis Sonia s'est rendu compte qu'elle était toujours là.
Sonia : Tu fais encore quoi là ! Je croyais que tu étais aller me chercher de l'argent.
— Tu pourrais être plus douce avec ta mère, surtout si tu veux quelque chose d'elle parce que les choses ne vont pas tarder à changer !
Sonia a froissé son visage et ne lui a pas répondu. Concentrée sur sa musique, elle n'avait pas vraiment prêté attention à la dernière phrase de sa mère.
Cette dernière est sortie de sa chambre sans plus mot dire.
Arrivée au salon, elle a croisé Cabrel qui revenait des cours.
Cabrel : maman on a déjà planifié les soutenances et c'est exactement dans un mois. Bientôt je vais finir avec le cycle Master.
— C'est bien mon fils, je suis si fière de toi.
Elle l'avait dit en le prenant dans ses bras.
Cabrel : papa est où ! Il faut que je lui dise.
— Ton père n'est pas encore rentrée, mais ta sœur est dans sa chambre tu peux aller lui dire!
Cabrel : sûrement pas. Cette information ne lui sera d'aucune utilité.
Cabrel était sur le point de partir quand sa mère a arrêté son bras.
— Ne dis pas une chose pareille mon fils, c'est ta sœur, la seule et en plus elle est ton aînée. J'aimerais bien que ce jour nous soyons tous les quatre à cette cérémonie si importante pour toi. Pourquoi ne pas faire semblant d'être une famille normale au moins ce jour.
Cabrel : tu sais très bien que ça ne dépend pas de moi. Tu connais le nœud du problème.
Finalement Cabrel est allé voir Sonia pour l'informer de la date de sa soutenance non pas parce qu'il voulait mais parce qu'il voulait rendre sa mère heureuse.
Après avoir également frappé à plusieurs reprises à la porte de sa chambre, il est entré.
Sonia : qu'est-ce qui vous prend à tous d'entrer dans ma chambre comme si c'était un marché ou un bordel ! Vous vous croyez même où à la fin !
Cabrel :J'ai frappé mais avec ce volume, c'est normal que tu n'aies rien compris. Je ne veux pas te prendre trop de temps, si je suis là c'est pour t'informer que ma soutenance c'est dans deux semaines.
Sonia : et ? Ça me concerne en quoi ?
Cabrel n'a pas apprécié sa réaction mais il a décidé de se contenir et de continuer.
Cabrel : ça nous ferait à tous très plaisir que tu nous honores de ta présence, tu sais à quel point tu nous es précieuse et indispensable.
Il l'avait dit d'une manière très ironique.
Sonia : Pas besoin de continuer à gaspiller ta salive car je ne viendrais pas.
Cabrel : et pourquoi !
Sonia : j'en ai rien à foutre de ta soutenance alors je ne serais pas là, c'est aussi simple. Soutient, ne soutient pas, je m'en tape royalement.
Cabrel : on peut être aussi pénible et égoïste ! Je dirais même que c'est de la méchanceté. Toujours à ne penser qu'à toi, tu ne peux pas faire ce plaisir aux parents de te comporter comme une personne normale et censé juste pendant quelques heures !
Sonia : Cabrel je ne me souviens pas t'avoir donné la permission de me faire la morale ! Maintenant dégage de ma chambre et n'y reviens plus.
Cabrel : tu as intérêt à ne pas changer d'avis car avec tes ondes négatives à coup sûr tu vas nous gâcher l'ambiance. C'est préférable que tu restes dans ton coin avec ta triste et misérable vie, tu ne manqueras à personne car tout chez toi est sombre.
Après ces propos, il a suivi les bruits d'une voiture entrée dans la cour et est sortie de la chambre de Sonia car c'était sûrement leur père qui arrivait.
Sonia : dégagé ! Espèces d'idiot !
Elle lui avait crié et l'avait même viser avec son oreiller pendant qu'il sortait rejoindre son père.
Sa mère et lui ont accueilli papa Roger. Plus tard, ils se sont réunis pour manger sans Sonia. Elle avait dit qu'elle n'a pas faim, qu'elle avait mal à la tête et souhaitait rester toute seule, ils étaient déjà tous habitués donc personne n'a insisté.
— Je suis si fière de toi mon fils. Dès que tu vas finir ta soutenance, je vais te trouver un très bon boulot digne de tes compétences.
Cabrel : merci papa. J'ai hâte ! Mais je veux être docteur et pour ça je dois continuer mes études.
— Ça ne me pose aucun problème. Tu pourras faire les deux au même moment, tu n'as que vingt trois ans et c'est normal de vouloir continuer l'école. Même après le doctorat tu pourras toujours continuer si tu le souhaites.
Cabrel : merci beaucoup pour ton soutien Papa. Merci également à ta maman. J'ai les meilleurs parents du monde.
— Mais il faut aussi penser à fonder une famille ! Avec la vie de débauche de ta sœur je croyais qu'il ya longtemps elle m'aurait rendu grand-mère car je doute vraiment qu'un homme l'accepte pour épouse, mais même l'autre là c'est trop lui demander.
Maman Rose croyait que si Sonia tombait enceinte peut-être que son attitude pouvait changer, et même si ça ne changeait en rien, elle allait être très heureuse de s'occuper de cet enfant, elle qui se sentait si seule parfois.
Cabrel : ça va venir Maman tu auras beaucoup de petits enfants au point où tu ne sauras même pas par où mettre la tête.
— Amen !
Cabrel : peut être même que je serais polygame.
Ils avaient ris tous les trois.
Cabrel était un enfant respectueux, ambitieux et soucieux, il aimait beaucoup ses parents et n'avait qu'une seule envie qu'ils soient tous les deux fiers de lui.
Tout laissait à croire que son avenir était déjà tracé et qu'il allait être inévitable heureux, travail, doctorat, mariage, enfants… C'est ce que ses parents et lui croyaient. Ils étaient loin de s'imaginer de la tournure tragique qu'allait prendre leur vie…